Payer une facture supérieure à 300 euros à un guichet public n'est désormais plus possible. (photo d'archives)
Depuis lundi, les paiements en espèces sont limités à 300 euros maximum par jour aux guichets des organismes publics. Une mesure qui vaut notamment pour les loyers et les impôts.
La rentrée du contribuable est décidément riche en surprises. Pas toujours des plus agréables, toutefois. La semaine a commencé avec le permis de conduire, pour lequel il faudra désormais débourser une somme de 25 euros, en plus des 53 euros de taxe régionale (lire ci-contre), afin d'en obtenir un duplicata. Elle se poursuit avec les paiements en liquide aux guichets publics, qui ne pourront plus excéder la somme de 300 euros par jour.
OUVRIR UN COMPTE BANCAIRE
Une mesure valable pour les loyers, les impôts et tout autre facture devant être réglée à un organisme public. Ce qui inclut évidemment les hôpitaux, les collectivités locales et les établissements publics locaux. Un plafond journalier qui s'élevait jusqu'à présent à 3 000 euros. Il a donc été divisé par dix.
L'objectif étant d'améliorer la sécurité des agents et des usagers en diminuant le volume des espèces manipulées. Il est aussi de réduire les coûts liés au traitement des liquidités (transport de fonds, installation de coffres, etc) et de lutter plus efficacement contre le blanchiment d'argent. Ce dispositif est appliqué au sein de l'administration fiscale depuis plusieurs mois. Sans difficulté particulière. « On s'attendait à un choc tellurique, mais ça n'a pas été le cas » , assure l'administrateur général des finances publiques, Jean-Claude Hernandez. Ce, malgré le fait que le recours au paiement en espèces demeure très courant dans le département.
L'instauration d'un plafond journalier aussi bas n'empêche pas, pour exemple, de régler sa facture en plusieurs fois. Verser 300 euros le lundi et le reste de la somme le lendemain est possible. Mais des plus contraignants, principalement en raison du temps d'attente souvent très long aux guichets publics. Cette mesure a donc aussi pour objectif de convaincre les contribuables qui ne disposent pas d'un compte bancaire d'en ouvrir un. Quand cela s'avère possible.
En effet, si le dispositif de « recours au droit au compte » est censé faciliter les démarches des usagers, ceux-ci se heurtent parfois à des obstacles. Le fait de ne pas remplir les conditions exigées par les banques, pour exemple. Quand certains établissements ne refusent pas d'appliquer le droit au compte, qui implique évidemment le principe de la gratuité.
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