« Dès que vous savez que vous attendez un
enfant, il faut s'inscrire! » Le conseil est délivré par une
directrice de crèche qui voit défiler des parents désespérés, en
quête d'une place pour leur progéniture. « Nous rencontrons des
familles en colère et sans solution pour garder leur enfant » ,
souligne Fabienne Lanimarac-Koessler, présidente de la Fédération
départementale des structures associatives de la petite
enfance.
La Guyane compterait quelque 1 075 places
en crèche, un nombre largement insuffisant pour absorber la
natalité grandissante du département. « Il faut créer des crèches »
, lance comme une évidence la présidente de la Fédération.
Pourtant, ces dernières années, la Guyane a connu plus de
fermetures que d'ouvertures. « Les crèches sont des gouffres
financiers » , poursuit Fabienne Lanimarac-Koessler. Des gouffres
qui se seraient élargis avec le dispositif Prestation de service
unique (PSU) dont l'objectif principal était de démocratiser
l'accueil des enfants, en répondant au mieux à la demande des
parents.
DES DEMANDES EN AUGMENTATION
La PSU prévoit que les parents paient
désormais en fonction des heures de présence et plus au forfait
mensuel. Et le tarif appliqué dépend surtout des conditions de
ressources. Les parents les moins aisés paient 0,50 centimes de
l'heure et ceux qui ont plus de moyens donnent jusqu'à 2,75 euros
pour les plus riches. Considérée un temps comme élitiste en raison
des prix pratiqués, la garde en...
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