Flambée du coût des billets d'avion : Serge Letchimy demande « un encadrement des prix »
TRANSPORT AERIEN

Flambée du coût des billets d'avion : Serge Letchimy demande « un encadrement des prix »

Rédaction web France-Antilles

C'est par un courrier daté de ce mardi 8 novembre que le président du conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique interpelle Elisabeth Borne, la 1ère ministre, sur une question liée au pouvoir d'achat.

Un courrier face à une situation décrite comme « intenable » pour les ménages martiniquais et des ultramarins. En septembre dernier, selon le dernier bilan de la Direction Générale de l'Aviation Civile, la hausse du prix des billets d'avion aurait augmenté de 20% en un an de l'Hexagone vers les Outre-Mer.

Sur la base de ce constat, Serge Letchimy, le président du conseil exécutif de la CTM interpelle Elisabeth Borne, la 1ère Ministre dans un courrier daté du 8 novembre. Il évoque « une augmentation alarmante ».

 

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« Rupture d'égalité »

Du fait de l'insularité, cette croissance des prix pénalise de manière disproportionnée la population martiniquaise, indique-t-il, considérant qu'elle crée « une rupture d'égalité avec le reste des citoyens français, une fracture de la continuité territoriale, un risque d'isolement pour les Martiniquais résidant dans l'Hexagone, un risque de rupture des liens familiaux mais aussi une mise à mal des relations économiques… ».

Dans son courrier, le président du Conseil Exécutif demande à l'État de mettre en place un encadrement des prix des billets d'avion, à l'instar du bouclier tarifaire en cours de réflexion sur les billets de train. Il « propose la mise en place d'un plan de stabilisation sur six mois des tarifs des billets d'avions afin de garantir que les billets de la classe économique ne dépassent pas le tarif de 500€. A l'instar de la demande d'un bouclier tarifaire sur les prix de trains, je demande à ce que la continuité aérienne pour les Outre-mer soit garantie. Un tel dispositif correspondrait à une mesure d'équité indispensable afin de prévenir une dangereuse discontinuité territoriale », écrit-il.