Face à la crise des lanceurs, la base spatiale se restructure
Les syndicats de la base spatiale et les donneurs d'ordre se sont mis d'accord sur un processus comprenant la suppression de 190 emplois. Mais à l'heure où Ariane 6 continue d'accumuler du retard, les entreprises n'ont pas encore une vision globale de leurs besoins. Les salariés jugent ainsi nécessaire que l'accord soit prolongé.
Sans lanceurs opérationnels et à l'heure de la transition entre Ariane 5 et Ariane 6, les temps sont durs au Centre spatial guyanais (CSG), à Kourou. Les donneurs d'ordre de la base (Arianespace/ArianeGroup/Cnes) ne s'en cachent pas. « Nous sommes dans une situation de transition pas très agréable, due à la conjoncture. Nous avons un futur très riche, même si nous voyons bien en ce moment que nous sommes en sous-activité opérationnelle », se confiait dans nos colonnes Marie-Anne Clair, la directrice du CSG, en juin dernier. Le phénomène conjoncturel auquel fait actuellement face le spatial européen, et donc Kourou, est lié à l'arrêt brutal de Soyouz en février 2022, aux différentes bévues du petit lanceur Vega-C et donc du retard d'Ariane 6, alors que la dernière fusée Ariane 5 a été lancée en juillet dernier. Cela s'est traduit par un déficit de lancement en 2023, qui s'étendra également au moins à 2024.
Moins de lancement, moins de rentrées d'argent
Qui dit moins de lancements, dit moins de...

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