Exportations de rhum : les équilibres du contingent sont maintenus
Le gouvernement a publié en juin dernier les « quotas de rhum », pilier des exportations antillaises.
L’arrêté paru au Journal officiel du 16 juin fixe la nouvelle répartition du contingent de rhum entre les départements d’outre-mer, distillerie par distillerie. Ces quotas garantissent une fiscalité avantageuse pour les exportations vers l’Hexagone. Comme les années précédentes, 153 000 hectolitres d’alcool pur (HAP) sont partagés entre la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion et la Guyane.
Stable et toujours en tête avec 69 000 HAP (dont 58 000 de rhum agricole), la Martinique devance la Guadeloupe (55 000 HAP), qui enregistre une légère progression (+1 000 HAP). « Le marché peut encore évoluer car, en 2024 comme en 2025, les 51 tranches n’ont pas été libérées, ce qui laisse la possibilité à tout opérateur de répondre si la demande venait à croître », observe un connaisseur du secteur contacté par France-Antilles-Guyane.
La Réunion, productrice exclusivement de rhum de sucrerie, enregistre une très légère baisse (29 000 HAP). En Guyane, l’unique producteur, la rhumerie Saint-Maurice (rachetée par GBH), dispose d’un quota de 250 HAP, contre 1 000 en 2018.
La révision de la clé de répartition en 2021 avait mis fin à une âpre bataille entre rhumiers agricoles et industriels, mais aussi entre Martiniquais et Guadeloupéens. « Cette nouvelle répartition confirme le bien-fondé de la réforme de 2021, adaptée à la demande des consommateurs », conclut une source proche du dossier.

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