Comment réagissez-vous à la décision des
pêcheurs de quitter la réunion de vendredi en
préfecture ?
Je regrette cette décision. C'est un choix qu'a fait la profession,
je le regrette car nous avons toujours eu de bonnes relations avec
le CRPMEM et le Papap. En tout cas, je suis toujours prêt à revoir
la profession et renouer le fil du dialogue car c'est la seule
solution pour sortir d'une situation conflictuelle et surmonter les
difficultés que connaît la profession et que l'on ne peut pas
éluder.
Des mots assez forts ont été prononcés
comme "la guerre est déclarée", "le dialogue est rompu".
Craignez-vous un durcissement du mouvement des
pêcheurs ?
Le risque dans ce genre d'affaire est de se laisser emporter par un
mouvement. L'effet de groupe peut entraîner à une radicalisation
des positions. Je souhaite qu'on revienne plutôt à une discussion,
à une évaluation des revendications des pêcheurs et à un examen de
la situation des entreprises au cas par cas auquel l'État est prêt.
La direction régionale des finances publiques est prête à étudier
des aménagements concernant les dettes fiscales et les dettes
sociales.
Concrètement, comment l'État peut-il
répondre aux six grandes revendications des pêcheurs ?
Il est très clair qu'on ne peut pas, pour plusieurs raisons,
répondre oui à tout tel que cela est présenté. Il y a des raisons
financières et des raisons...
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