Thierry Defaye et son fils, l'équipage champion de Guyane 2013. (RC)
Peu de gens, mis à part les aficionados de la course automobile, connaissent le champion de Guyane de la saison qui vient de s'écouler. Thierry Defaye a pourtant tout raflé l'an passé. Il a remporté, avec son copilote de fils, quatre des cinq courses programmées la saison dernière. Mais jusqu'à présent, ils n'ont pas reçu leurs couronnes de champion de Guyane.
Vous avez dominé cette saison en gagnant 4 des 5 courses, ce qui fait de vous un beau champion, après de nombreuses années de disette. Est-ce le fruit de la maturité ?
Non, je ne pense pas que c'est une question de maturité. Cette victoire est surtout le résultat d'un bon travail autour de la voiture et d'un bon travail d'équipage. À l'époque où Jean-Marie Bardoux, un grand champion que je salue, dominait le championnat, je n'avais pas eu l'opportunité de courir sur une voiture fiable au niveau mécanique. Là, c'est le cas. Ensuite, avec mon fils, on s'entend bien dans la voiture et sur le circuit, donc je pense que c'est surtout le mariage de tout cela qui nous a permis de réaliser un bon championnat.
Donc, une bonne saison pour vous qui avez remporté les deux compétitions phares de la saison, le championnat régional de la Montagne, mais également la principale, le championnat des rallyes. Deux titres jusqu'à aujourd'hui pas encore officialisés, entérinés, couronnés ?
Je ne l'ai été que partiellement car pour le championnat de la Montagne, c'est fait, j'ai reçu mon titre officiellement de l'ASA Guyane (club basé à Kourou). Par contre, pour le championnat des rallyes 2013 qui a été clôturé, rien n'a été encore été officialisé par une remise de prix, comme il est coutume de le faire. C'est une situation particulière, car on est au mois de mars et la reprise du championnat est fixée au 18 avril. Surtout, je pense que tous les coureurs qui ont fait la compétition de l'an dernier, le trio qui compose le podium compris, aimeraient voir une officialisation de cette saison comme la récompense de nos efforts.
Si la saison redémarre sans que vous soyez couronné, prendriez-vous le départ de ce nouveau championnat ?
J'ai une telle passion de ce sport, que bien sûr, j'y serai, même sans titre officiel, je viendrai courir.
Mais quelle sera votre motivation, si la situation n'évolue pas ?
Mon état d'esprit sera toujours celui d'un compétiteur donc je viendrais pour me battre et avec mon fils, pour remporter le maximum de courses et bien sûr garder le titre de champion de Guyane. Après, j'espère que mes concurrents viendront à leur tour plus motivés, histoire de contrecarrer mon projet. Le but est qu'il y ait plus de bagarre sur nos circuits. Sans cela, sans « ce charme-là » , l'intérêt de notre compétition de notre sport est moindre.
Justement, ne trouvez-vous pas que ce championnat, pour qu'il soit un plus relevé, doit bénéficier de sang nouveau, d'un apport de jeunes pilotes ?
C'est certain, même si sur le circuit on a de bons pilotes, l'adhésion de nouvelles pousses dans l'association, de nouveaux coureurs, jeunes, permettraient que la compétition prenne une dimension supérieure.
Après jeunes ou pas, c'est l'attitude du coureur qui prévaut. C'est son envie de se battre, d'aller chercher des victoires qui font la différence. Pour finir, toujours dans l'optique d'un championnat plus relevé, il faudrait également plus de courses dans la saison. C'est la raison pour laquelle, je lance un appel aux sponsors, afin qu'ils sachent qu'on a besoin d'eux, pour que le sport mécanique existe, pour réaliser de belles courses en Guyane.
Des raisons financières
Philippe Tribord, le président de l'ASA Equateur confirme que, pour des raisons financières, aucune remise des prix n'a encore été organisée. Il assure que l'association attend une entrée d'argent d'un de ses partenaires pour mettre sur pied cette manifestation de récompenses. Il a bon espoir que tout cela sera effectué avant la reprise du championnat ce 18 avril.
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