Collège de Papaïchton : les téléphones du gestionnaire
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Collège de Papaïchton : les téléphones du gestionnaire

Pierre-Yves CARLIER
Une facture adressée au collège de Papaïchton pour vingt-huit téléphones et smartphones, trois coques et un étui de téléphones (DR)
Une facture adressée au collège de Papaïchton pour vingt-huit téléphones et smartphones, trois coques et un étui de téléphones (DR)

Claude Abati, gestionnaire du collège Charles-Tafanier, a été suspendu de son poste la semaine dernière. Il est soupçonné d'avoir acheté des téléphones portables avec l'argent de l'établissement pour les revendre dans la commune. Une enquête est ouverte.

Un Blackberry Z10 blanc, un Nokia Lumia 620 vert, un Wiko Cinq Peax noir, un Acer Liquid E2 Duo noir... voilà quelques-uns des achats effectués le 18 juin 2013 par le gestionnaire du collège de Papaïchton. Cela lui a valu, la semaine dernière, d'avoir été suspendu de son poste par le rectorat pour une période de quatre mois. Lundi, le procureur de la République Ivan Auriel a indiqué qu'il avait demandé aux gendarmes de la compagnie de Saint-Laurent d'enquêter sur le dossier.
Claude Abati, que nous n'avons pas réussi à contacter, est soupçonné de s'être livré à un petit trafic dans la commune. Il aurait acheté les téléphones avec l'argent du collège et les aurait revendus pour lui à des habitants de la commune. « C'était connu de tous, confie un élu. Il vendait les téléphones. Tout le monde achetait, sans connaître pour autant les sources de ses achats. »
L'achat des téléphones est le premier dossier qui a alerté le rectorat et les enquêteurs. Il semble que Claude Abati ait été dénoncé, peut-être sur fond de règlement de comptes politiques : il a été élu avec Richard Lobi aux élections municipales de 2008 (mais pas en 2010) et est le frère d'Antoine Dinguiou. Tous deux, candidats aux élections de mars, prennent leurs distances avec lui.
Des soupçons portent sur d'autres mouvements financiers, assurent des sources judiciaires et de l'Éducation nationale sans en préciser leur nature. Mais les montants se calculent en milliers d'euros. Ainsi, le 17 juin, une commande a été passée pour vingt-huit téléphones portables et smartphones, trois coques et un étui. Le lendemain, un bon de commande était adressé à une société de la région nantaise, avec un papier à l'entête du collège. Le 26 juin, une facture était adressée au collège pour un montant de 3 051,85 euros. Elle précisait que les colis seraient livrés au gestionnaire.

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