Centrale du Larivot : Le gouvernement se positionne à nouveau
Le 7 octobre, la Cour administrative de Bordeaux a suspendu la décision du Tribunal administratif de Cayenne qui annulait le permis de construire de la Centrale du Larivot. Le gouvernement appelle aujourd'hui "à une reprise rapide des travaux pour la sécurité énergétique du territoire."
C'était déjà la deuxième fois que la Cour administrative de Bordeaux donnait raison aux porteurs du projet de la Centrale. Pour cause, en juin dernier, elle suspendait déjà la décision d'annulation de l'autorisation environnementale.
Aujourd'hui, le gouvernement se positionne à nouveau en faveur de la Centrale du Larivot. Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et Jean-François Carenco, ministre délégué chargé des Outre-mer, demandent à l'opérateur de "se mobiliser pour reprendre les travaux". Ils considèrent que "ce projet de centrale est essentiel à la sécurité de l’approvisionnement en électricité en Guyane, dont le black-out du mois d’août dernier a rappelé la fragilité, en raison notamment du vieillissement de la centrale thermique existante de Dégrad-des-Cannes."
Et comme indiqué, ce n'est pas la première fois que le gouvernement se prononce en faveur de la Centrale. Le 29 avril dernier, les ministères des Outre-mer et de la Transition écologique faisaient appel de la décision d'annulation de l'autorisation environnementale.
Prochaines échéances dans ce feuilleton sans fin, les jugements au fond de la Cour administrative de Bordeaux. Les dates n'ont pas encore été précisées. Joint par téléphone la semaine dernière, Gaëlle Paygambar, directrice du projet de la Centrale du Larivot à EDF-PEI, "garde l'objectif de la reprise du chantier à la saison sèche 2023."
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