Mais que s'est-il donc passé mardi matin du côté des gérants de stations-service ? Alors qu'ils avaient annoncé l'ouverture de leurs établissements pour 10 heures et que les files de voitures s'étiraient sur le bas-côté des routes avec quelques tensions (lire ci-dessous), les stations sont restées portes closes jusqu'à 12 h 30. Contrairement aux rumeurs qui n'ont pas manqué de circuler, les cuves avaient bien été remplies, et ce ne sont pas les forces de l'ordre qui ont donné la consigne de fermeture dans les stations qui avaient tout de même ouvert quelques dizaines de minutes. En réalité, c'est le groupement des gérants de stations-service de la Guyane qui, malgré sa promesse de la veille, a décidé de ne pas ouvrir. Sa présidente, Sylvie Désert, expliquait ainsi cette décision : « Ce matin (mardi matin, ndlr), à notre grande surprise, lors de notre réunion mensuelle pour la fixation des prix au premier du mois suivant, nous nous sommes aperçus que notre marge était en diminution. Donc nous avons décidé de ne pas rouvrir, sachant que nous avions l'information que la Réunion avait été indexée et que la Martinique et la Guadeloupe ne changeaient pas. Il n'y avait que la Guyane qui était en diminution. » En clair, le prix des carburants fixé pour le 1er janvier intégrait une réduction des marges des distributeurs en Guyane. LA MARGE FINALEMENT MAINTENUE
Il aura fallu pas loin de trois heures de négociations pour que la situation soit réglée et que les gérants décident d'ouvrir les stations. Il était alors 12 h 30, soit deux heures et demie après l'heure d'ouverture annoncée la veille. Durant ces trois heures, les gérants avaient face à eux le secrétaire général de la préfecture, en contact téléphonique avec le préfet qui se trouvait à Paris, lui-même en discussion avec le ministère des Outre-mer. L'accord trouvé porte sur le maintien de la marge des stations-service à 11,04 centimes par litre avec la cotisation retraite séparée. En échange, les gérants s'engagent à maintenir l'emploi et à apporter des améliorations sociales pour leurs salariés en collaboration avec les services de l'État. Quant au décret Lurel, il devrait finalement entrer en vigueur le 1er février, après les négociations sur les arrêtés de méthode qui débuteront le 9 janvier à Paris. Gageons que cette fois, la bonne foi sera au rendez-vous parmi l'ensemble des participants à cette table ronde qui devrait mettre un terme à plusieurs mois d'échanges souvent houleux marqués par les manipulations, les chantages à l'emploi et les grèves. Petite hausse des prix pour débuter l'année
Le prix des carburants pour le mois de janvier est en légère hausse. Le litre de sans-plomb augmente de deux centimes pour être désormais à 1,66 euro. Le gazole augmente de trois centimes et se retrouve à 1,54 euro. Le gaz, en revanche, est à la baisse. Le prix maximum de la bouteille a été fixé à 22,56 euros, soit une baisse de 36 centimes par rapport à décembre 2013.
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