La bita est une boisson artisanale et
traditionnelle. Concoctée à base de rhum, de lianes, d'écorces et
de maïs, elle est réputée pour ses prétendues vertus curatives,
apaisantes ou revigorantes. Mais depuis deux mois, sur les rives du
Maroni, ce même breuvage a envoyé une douzaine de personnes à
l'hôpital. Pire, trois hommes sont morts après en avoir ingurgité
un ou plusieurs verres.
La dernière victime de la bita frelatée est
décédée au Centre hospitalier de l'Ouest guyanais dans la soirée de
vendredi. Âgé de 39 ans, il vivait à Apatou. Un autre homme d'une
soixantaine d'années est mort quelques jours auparavant à
l'hôpital. Quant à la troisième victime, il s'agit d'un jeune homme
d'une vingtaine d'années dont le décès a été enregistré à
Paramaribo. Tous ont en commun le fait d'avoir récemment bu de la
bita. Comme l'ensemble des personnes qui ont été accueillies dans
le service de médecine générale de l'hôpital Franck-Joly, ils
présentaient des symptômes similaires. Trouble de la motricité,
paralysie, chute des cheveux, infections buccales, etc.
L'autre lien qui unit nombre de patients
est que plusieurs membres de différentes familles ont été
hospitalisés. Un élément qui a permis aux médecins du Chog de
cerner l'origine de leurs maux. Depuis samedi soir, un patient
supplémentaire occupe un lit de l'hôpital. Il n'est...
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