Accueil à l’aéroport Félix-Éboué de Jean-Yves Tarcy et Irina Bernard ce vendredi
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Accueil à l’aéroport Félix-Éboué de Jean-Yves Tarcy et Irina Bernard ce vendredi

La RÉDACTION

Le président de la chambre d’agriculture de Guyane, Jean-Yves Tarcy, et la 2e vice-présidente Irina Bernard sont attendus ce vendredi 16 janvier à 16h20 à l’aéroport Félix-Éboué, à leur retour de Paris.

Une garde à vue à Paris

 

Tous deux faisaient partie des responsables agricoles placés en garde à vue mercredi après l’occupation d’une annexe du ministère de l’Agriculture par des militants de la Confédération paysanne. Ils ont été libérés sans poursuite judiciaire.

"Dormir dans une cellule alors qu'on défend la voix des paysannes et des paysans est un peu dur", confie Irina Bernard au micro de Guyane la 1ère. 

Le Groupement régional des agriculteurs de Guyane (GRAGE) appelle la population à se mobiliser pour leur réserver un accueil de soutien, en écho à leur engagement en faveur de la défense des agriculteurs guyanais.

Contre l'accord avec le Mercosur

 

Dans le dossier agricole guyanais, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) cristallise de fortes inquiétudes.

Pour les organisations agricoles, cet accord va faciliter l’entrée sur le marché européen – et donc en Guyane – de produits agricoles sud-américains à très bas coûts de production (viande, volaille, fruits, riz, sucre, soja, etc.), issus d’exploitations de grande taille, soumises à des normes sociales, sanitaires et environnementales beaucoup moins contraignantes que celles imposées aux agriculteurs européens.

En Guyane, où les exploitations sont majoritairement petites ou moyennes, avec des coûts élevés liés à l’isolement, au transport, à l’énergie et aux intrants, la concurrence de ces produits labellisés « UE » est perçue comme une menace directe pour la survie économique des filières locales. Les responsables agricoles redoutent une chute des prix, une perte de parts de marché et une fragilisation accrue de la souveraineté alimentaire du territoire.

« Le Mercosur ne va pas arranger les choses », résume le GRAGE : des produits importés à bas coût, bénéficiant d’un accès facilité au marché européen, risquent de concurrencer frontalement les productions guyanaises, déjà confrontées à des difficultés structurelles et à une répartition jugée inéquitable des aides du programme POSEI.

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