Mondial du rhum : de Paris vers le reste du globe
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Mondial du rhum : de Paris vers le reste du globe

Julien Sartre

Une cinquantaine d'exposants, dont beaucoup d'institutionnels et de socio-professionnels en plus des rhumiers, sont réunis jusqu'à jeudi au prestigieux palais Brogniart, au cœur de Paris. Objectif : internationaliser encore davantage le commerce de ce spiritueux

Des influenceurs asiatiques, smartphone en main en train de se prendre en photo devant les stands de rhumiers, un énorme stand institutionnel de « France-Travail » (ex Pole-Emploi) et un peu plus loin un photographe de renom qui expose des clichés de champs de canne et d'usine : « Le Mondial du rhum ce n'est pas un énième salon de dégustation, c'est une rencontre ouverte à toute la filière, un sommet de tout l'éco-système de cet univers économique ! », tient à souligner son organisateur et fondateur, Patrick Loger.

De fait, les enjeux sont différents pour les producteurs de rhum qui ont fait le déplacement – et ils ne sont pas si nombreux, les plus grosses têtes d'affiche martiniquaises et guadeloupéennes ayant boudé cette première édition. « Pour l'instant, nous sommes cantonnés à la Nouvelle-Calédonie mais nous visons évidemment le marché export, explique Philippe Bruot, gérant de la distillerie du Soleil, à Nouméa. Nous avons des cannes endémiques de la Nouvelle-Calédonie, très particulières, apportées sur place par les premiers humains il y a plus de 5 000 ans. Le premier marché que nous visons est le Japon ! »

Du palais Brogniart, l'ancienne bourse de commerce de Paris, au pays du Soleil levant, il n'y a visiblement qu'un pas. Que Jenna Bogat-Bonhomme aidera volontiers les professionnels à franchir : elle est conseillère internationale France-Export, au sein de la Chambre de commerce de Guadeloupe. « Ce sommet international, dans un si bel endroit, est un magnifique écrin pour notre filière.Tous les nouveaux acteurs sont là : une dizaine d'entreprises de Guadeloupe ont fait le déplacement et nous les aidons à trouver des partenaires à l'export. »

« Permettre une connaissance mondiale du rhum antillais parce qu'il n'est pas connu en Inde, au Japon, dès qu'on sort du système hexagonal en fait... », voilà l'objectif ultime de Patrick Loger, organisateur. Même si cela n'est pas forcément consensuel, il enfonce le clou : « Même ici, en métropole, chez les cavistes par exemple, nos rhums ne sont pas si bien représentés. Par rapport aux Philippines par exemple... Le soleil brille pour tout le monde : il ne faut pas avoir peur de la concurrence, au contraire. » Autre volet de développement de cette manifestation qui dure jusqu'au 16 février : développer le « spiri-tourisme », encore une autre façon de faire du business autour de la filière rhum-canne.

 

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