À quoi rêve un étudiant, son DEA en
écologie tout frais en poche ? Au tout début du millénaire,
volontaire à l'aide technique plutôt qu'apprenti militaire du
service national (encore obligatoire), Colin Niel (prononcer Niêl
et pas Nil) doit choisir une destination. Il a grandi dans une cité
de la banlieue de Paris, au douzième étage d'un immeuble qui a
poussé au milieu du béton. Branché ornithologie, nature et forêt,
gamin, il rêvait d'Amazonie, sans vraiment savoir ce que c'était.
La Guyane est sur la liste des pays éligibles. Il part à la
rencontre de son destin.
L'EXIGENCE
« Je n'avais pas vraiment de racines
ancrées dans un terroir en particulier. Je pense que ça me
manquait. Mon attachement à la Guyane est peut-être lié à ça aussi.
» C'est peu dire que Colin Niel s'y est attaché, à la Guyane.
D'abord à la direction de l'agriculture et de la forêt, il est
missionné à la création du Parc amazonien... et quitte le
département au moment de sa naissance. De ces quelque sept années
émerge l'envie d'écrire. Sur la Guyane. « Ça n'a pas été une
évidence. J'ai mis du temps. J'ai tâtonné. J'ai galéré. Je galère
sur tous mes bouquins. Je suis un écrivain laborieux. Je ne suis
pas un écrivain fluide. Je ne suis pas un écrivain efficace. J'y
passe un temps fou. » Colin n'est pas tendre avec lui-même.
L'ingénieur vissé en lui se targue d'être lucide, et surtout habité
par une...
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