La généalogie, une passion guyanaise ? (2/2)
Il y a ceux qui se lancent dans la généalogie par curiosité et recherche de soi, et ceux qui y sont confrontés, parfois contre leur gré, dans des affaires de succession. Indivisaire lointain ou « inconnu au bataillon » : l'absence d'un héritier peut devenir une épine dans le pied de nombreuses personnes. Pour détricoter ces situations, une solution : le recours à un généalogiste successoral.
En 2006, Mafiou Marcius, chef d'entreprise à Saint-Laurent-du-Maroni, perd son grand-père maternel. Ce dernier laisse derrière lui un bien immobilier, situé Route des Malgaches, que la famille continue d'occuper. « C'était notre résidence principale, ça l'a toujours été. Pourtant, il a fallu attendre presque vingt ans pour qu'on en devienne enfin les propriétaires », raconte Mafiou Marcius.
La raison ? La maison, en indivision, revenait à la mère de Mafiou Marcius, à son oncle et à un autre héritier, « inconnu au bataillon ». « Personne ne savait qui c'était, ni où il vivait, commente le chef d'entreprise. Je voyais ma mère dépérir, je n'ai rien voulu lâcher. »

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