Fouyaya selon Caroline Rupert
La curiosité n'est pas malsaine veut nous dire l'artiste à travers cette exposition qui revisite les styles, les couleurs et les matières. Plongeon dans l'exposition Fouyaya qui s'achève à l'Encre et reprend à Sinnariouz à Sinnamary dès le 17 août 2021.
Celle qui est contrôleur de l’urbanisme les jours de la semaine, aime se déconnecter dans ces moments de création. Elle aimerait transformer cette passion en gagne de pain mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Cette semaine elle aura vendu quatre tableaux, à peine une centaine d’euros chacun. Mais qu’importe. Caroline est ravie de pouvoir exposer malgré ce contexte sanitaire compliqué. « La culture se développe depuis quelques années en Guyane et peut-être qu’elle fera vivre de futurs artistes. Plus il y aura des expositions et plus cela suscitera des vocations » poursuit-elle convaincue.
Concernant la sienne, elle s’achève ce soir à l’Encre. Les tableaux seront retirés dès demain et amenés à Sinnamary pour y être présentés à Sinnariouz là encore du 17 au 20 août. « Exposer là-bas, c’est réaliser un rêve confie celle qui a un lien de cœur avec cette ville. « Je voulais animer cet endroit auquel je tiens particulièrement. Ma mère et mes tantes qui m’ont élevée viennent de Sinnamary et j’y allais souvent en vacances ». Également chanteuse, elle s’y était déjà représentée mais avait l’impression de passer en coup de vent. « Avec une exposition, j’ai l’impression de participer à l’animation de ma ville » explique-t-elle. Un dernier bol d’air végétal avant de rejoindre l’Île de France où elle réside désormais. Ses inspirations pour ses œuvres, elles, restent définitivement guyanaises…

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