En images. Un bel hommage rendu à Aimé Césaire à Saint-Denis
À l'occasion du 16ᵉ anniversaire de la mort du poète, un hommage a été rendu à Aimé Césaire dans le jardin du Musée d'Art et d'Histoire de la ville de Saint-Denis (93). Nos images.
Le banquet poétique rendant hommage à la mémoire d'Aimé Césaire, associé à Paul Éluard, a été suivi par de nombreuses personnes dans la ville de Saint-Denis, au nord de Paris.
Le moment fut riche en émotions. Notamment lorsque la marraine de l'événement, Suzanne Dracius, a tendu le micro à des jeunes filles portant le voile, venues danser aux sons des tambours.
Dans ce jardin fleuri, le public éclectique, composé d'élus de la ville, de membres d'associations, d'habitants de Saint-Denis et d'ailleurs, a eu le plaisir d'échanger et d'assister à un moment poétique oriental, dirigé par Fatima Chbibane et le joueur d'oud (guitare orientale berbère utilisée dans la musique classique arabe) Salah Lahsoumi, pour les textes lus de Kateb Yacine et Mahmoud Darwich, ainsi que pour le chant du gwo ka avec le chanteur guadeloupéen, Jony Lerond.
Des comédiens talentueux et des voix emblématiques de la communauté antillaise d'Île-de-France ont rythmé l'après-midi de ce banquet poétique par la musique et la poésie, la lecture et la danse, en mémoire du chantre de la négritude, ainsi qu'Amadou Gaye, Luc Saint-Eloy, Elie Domergue, Maïté Freeman, David Andrew, JYB, Philippe Garain, et d'autres encore, sans oublier le groupe "manmay bèlè de l'hexagone" avec son représentant, Justin Sormain.
Des photos d'Aimé Césaire étaient présentes un peu partout dans le jardin du musée, signifiant un rapprochement avec notre passé, une connexion avec nos ancêtres esclaves et une réconciliation avec notre part africaine, souvent effacée par l'esclavage et la colonisation, dans un esprit de sérénité et de bienveillance pour éliminer les chaînes mentales. "Il faut nous réconcilier avec toutes nos parties. Je prône le métissage aussi bien culturel que mental", avance Suzanne Dracius.
Les poèmes de Césaire lus à haute voix ont transporté le public.
La magie du merveilleux des mornes et des habitations a opéré tout au long de l'événement, par les mots de ces poèmes lus et par les musiques aux multiples sonorités, dans un esprit d'échange et de convivialité.

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