Du 25 au 31 mars, la Fête du court métrage investit toute la Guyane
Pour cette 10e édition nationale, plus de trente séances gratuites sont programmées
Du 25 au 31 mars 2026, la Fête du court métrage 2026 investit l'ensemble du territoire guyanais avec une ambition claire : rendre le cinéma accessible partout, y compris là où il se fait rare.
Pour cette 10e édition nationale, plus de trente séances gratuites sont programmées en Guyane, portées par une quinzaine de structures locales et coordonnées par l'association Chercheurs d'Autres, désignée ambassadrice de l'événement.
Un festival national, une déclinaison territoriale forte
Créée en 2017 à l'initiative de l'Association Faites des Courts Fête des Films, la manifestation s'impose aujourd'hui comme le principal rendez-vous dédié au format court en France. En 2026, plus de 18 000 projections sont annoncées dans l'Hexagone et à l'international. En Guyane, l'événement prend une dimension particulière : celle d'un maillage culturel à l'échelle d'un territoire vaste et contrasté, de Cayenne à Maripasoula, en passant par Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni, Régina ou encore Saint-Georges-de-l'Oyapock.
La thématique " Fêter le temps " traverse cette édition, avec 139 courts métrages répartis en 32 programmes, abordant les âges de la vie, les trajectoires individuelles et les mutations sociales.
Maripasoula, cœur battant du dispositif
C'est à Maripasoula, commune aux dimensions hors normes que l'événement prend une résonance particulière. Chercheurs d'Autres déploie une programmation ambitieuse avec dix séances, mêlant projections publiques, scolaires et actions sociales.
Trois soirées en plein air rythmeront la fin du festival :
- Dimanche 29 mars, quartier Abdallah : une double séance, du jeune public aux " coups de cœur " du public.
- Lundi 30 mars, place de la mairie : une programmation allant de l'enfance à une carte blanche régionale.
- Mardi 31 mars, quartier Sophie : entre animation et sélection internationale avec TV5 Monde.
Ces projections, gratuites et ouvertes à tous, seront animées par des jeunes engagés dans un parcours avec la Mission Locale de l'Ouest Guyanais. Une dimension participative forte, où les jeunes deviennent programmateurs, médiateurs et présentateurs.
Aller au-devant des publics
Au-delà du bourg, le festival s'étend aux villages isolés du fleuve Maroni, comme Antécume Pata et Taluen, ainsi qu'à Camopi de l'autre côté sur l'Oyapock, où plusieurs séances scolaires sont organisées. Là encore, la gratuité et la proximité sont au cœur du dispositif.
Des projections spécifiques sont également proposées à des publics ciblés : jeunes en insertion, élèves internes, publics allophones ou encore collégiens. Une approche qui inscrit le court métrage dans un véritable projet d'éducation à l'image.
Une mobilisation sur tout le territoire
Partout en Guyane, structures culturelles, établissements scolaires et associations se sont saisis de l'événement. À Cayenne, le Cinéma Eldorado propose plusieurs séances grand public. À Rémire-Montjoly, la Guyane Art Factory accueille des projections dédiées aux enfants et aux familles. À Kourou, écoles et associations participent activement à la diffusion.
À Saint-Laurent-du-Maroni, le Pôle Image Maroni propose également des séances ouvertes, tandis que Roura accueille une projection en pleine nature, sans accès internet — preuve de l'adaptabilité du dispositif.
Un pont entre les territoires et les imaginaires
À travers ses actions, Chercheurs d'Autres poursuit son travail de valorisation des patrimoines du Haut-Maroni, tout en tissant des liens avec d'autres régions, notamment en Occitanie.
Dans une région où les distances géographiques sont souvent un frein à l'accès à la culture, cette édition 2026 s'impose comme une démonstration concrète : le cinéma peut circuler, se partager et se réinventer, au plus près des habitants.

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