« Ce sont les femmes qui assument »
Sonia Francius a gravi tous les échelons de la profession d’enseignant jusqu’à la fonction de directrice de l’École supérieure du professorat de l’enseignement (Espe), qu’elle exerce aujourd’hui. Son parcours professionel et son engagement dans le secteur associatif l’ont conduite à se forger une idée du positionnement des femmes dans la profession et dans la société. À travers son livre Directrices d’écoles de Guyane, en leur honneur, paru le 1er février, elle leur rend un vibrant hommage.
Vous avez écrit un ouvrage intitulé Directrices d’école de Guyane, en leur honneur. Pourquoi avez-vous souhaité honorer les femmes guyanaises directrices d’école ?
Je me suis bien rendu compte que, dès lors qu’on parle de la question du logement, ce sont les femmes qui assument parce que bien souvent elles sont en charge de familles monoparentales. Dès lors qu’on parle d’enfants en grandes difficultés sociales, mal nourris du fait de la monoparentalité, comme ce sont les femmes qui portent cela, c’est toujours la femme que l’on rencontre. Quand on parlait de chômage, c’était souvent les femmes qui étaient frappées. Et donc j’ai bien vu combien la femme payait un lourd tribut à la situation générale sociale économique. Mais dans le même temps, connaissant bien l’éducation et comment prendre en charge les jeunes des quartiers, j’ai pris conscience véritablement, en étant au plus près du terrain, des difficultés rencontrées par les jeunes et les adolescents. Et qui, par son expérience, ses compétences, son...

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