« Le tissu du carnaval, ça a toujours été
le satin, parce que c'est brillant. Et des couleurs châtoyantes. »
À Cayenne, l'enseigne Nouh-Chaia, 79 ans d'existence, en a vu
passer des clients, en période de Carnaval. Mais les bonnes
affaires d'antan se sont taries. Alors que les prix du Suriname
attirent désormais de nombreux groupes (lire ci-contre), les
particuliers, eux aussi à la recherche d'économies, sont moins
nombreux qu'avant à faire le choix du sur-mesure. « Il y a une
quinzaine d'années encore, on faisait des robes pour les touloulou,
raconte la patronne d'un autre magasin de tissus. Mais beaucoup de
couturiers se sont mis en association pour créer des costumes
destinés à la location. Vu les prix (une trentaine d'euros contre
plus d'une centaine à l'achat, NDLR), les gens préfèrent ça
maintenant. » Résultat, les achats de tissus sont faits en gros de
l'autre côté du Maroni, et la Guyane perd une part de l'activité. «
C'est devenu un vrai business...
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