Mes nuits sous le masque...

Mes nuits sous le masque...

MINOS
Pascale pense se mettre à la couture pour confectionner ses propres robes de touloulou. Pour éviter de voir une robe louée qu'elle a déjà portée sur un autre touloulou (Minos)
Pascale pense se mettre à la couture pour confectionner ses propres robes de touloulou. Pour éviter de voir une robe louée qu'elle a déjà portée sur un autre touloulou (Minos)

Parcours d'une touloulou qui ne connaît que Polina. Témoignage masqué à travers quelques années de danse. Reflets nocturnes, observation de ces nuits où se mélangent musique, fête, rencontres et fantasmes.

Elle n'avait que 9 ans et elle fêtait ce 11 avril 2002 son anniversaire. Sur les coups de 13 heures, elle s'est assise à côté de son père, devant le téléviseur, pour assister à la nouvelle du jour qui a ému la Guyane et la musique : le décès de Bernard Inglis, chanteur des Mécènes. Sans savoir pourquoi, elle dit à son père : « Il va nous manquer. » Quinze ans plus tard, alors qu'elle a fait ses premières danses chez Polina, elle s'en rappelle. « Je me souviendrai toujours de cet anniversaire. C'était les vacances scolaires et mon père, qui savait que Bernard Inglis était malade, m'a confirmé la nouvelle en rentrant du travail. Il est d'ailleurs allé à ses obsèques. Il aime toujours ce chanteur qu'il estime que personne n'a encore égalé. » Mais aujourd'hui, la petite Pascale de l'époque est devenue une adulte qui fréquente depuis cinq ans le dancing Polina sans avoir connu l'ancien crooner. « Mon père est un Nanaïste et m'apprenait à danser à la maison. Il me disait que le piké avait pris le pas sur la danse proprement dite. Ma mère, elle, n'a jamais été une adepte et préférait aller au village de Nana. À 19 ans, j'ai fait mes premières...

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger