Pour Mardi gras, parmi les Diables rouges se trouveront des Hurleurs (photo d'archives)
Pour Mardi gras, les Hurleurs de Guyane ont décidé de se mêler aux Diables rouges. Le collectif tient à montrer qu'il ne faiblit pas dans sa dénonciation de l'orpaillage illégal.
Dénoncer l'orpaillage clandestin et demander à ce que toutes les mesures soient prises pour endiguer le fléau. Le credo du collectif Hurleurs de Guyane ne change pas. Et même pendant la période carnavalesque, le groupe veut rester mobilisé et se faire entendre. Voilà pourquoi un appel a été lancé pour inviter à un défilé lors de la cavalcade des diables rouges.
« Notre première action a été menée lors de la visite de François Hollande, en décembre, rappelle le réalisateur Marc Barrat, un des porte-parole du collectif. Mais ce n'était qu'une première action. Nous n'allons pas nous arrêter à cela. Nous avons choisi de mener une action mardi pour profiter de la liesse populaire et faire du carnaval un vecteur de communication. Il faut rappeler que pendant qu'on s'amuse sur le littoral, les problèmes continuent à l'intérieur de la Guyane. » Mais le collectif ne met pas pour autant de côté l'aspect festif d'un défilé carnavalesque. Aussi, c'est un vrai petit groupe déguisé et grimé qui va débouler dans les rues, avec l'appui de Natural Tribal. Les participants, membres ou non du collectif, ont rendez-vous à 15 h 30 rue Gabriel Devèze, à Cayenne, sur le parking de l'école Dorville-Léonço. Côté tenue, deux possibilités : s'habiller en diable rouge et porter le foulard jaune des Hurleurs ou se grimer afin de figurer un orpailleur illégal avec treillis, bottes et tee-shirt noir sale. Les membres d'autres groupes, et le public, sont également invités à marquer leur solidarité envers le mouvement en portant le brassard des Hurleurs.
Créé en octobre dernier, le collectif - qui se structure actuellement en association - regroupe un noyau dur d'une quarantaine de personnes et une centaine d'associations et organismes. Les Hurleurs sont suivis par plus de 2 500 personnes sur Facebook et sont « régulièrement invités par les services de la préfecture lorsqu'il y a des chiffres à communiquer » , indique Marc Barrat.
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