Qu'est-ce qui fait l'intérêt du personnage du Petit Nicolas ?
Le Petit Nicolas est un amalgame de tous les enfants. On peut dire qu'il a un genre d'enfance universelle qui tourne autour de deux pôles : l'école et les parents. Le Petit Nicolas est né le 25 mars 1959, mais aujourd'hui, c'est pareil. On remplacerait juste l'encrier par une tablette, mais il reste le fond avec le héros, ses copains, l'institutrice et ses parents. Comment est née l'idée de cette traduction en créole ?
Le Petit Nicolasest déjà traduit en breton, corse, picard, en arabe maghrébin, en latin et même en yiddish. Je trouve qu'il est juste de faire parler le Petit Nicolas dans les langues que l'on parle ou qu'on a parlé en France. En général, le lecteur qui vient lire une traduction en langue régionale l'a déjà lu en français. La traduction permet de confirmer un public déjà touché. Comment s'est fait le lien avec Caraïbédition ?
Les personnages de mon père sont déjà traduits dans 130 langues et cet éditeur a déjà traduit Astérix, Titeuf, Le Petit Prince, Tintin. C'est ce qui nous a donné envie de travailler avec lui. La langue enrichit le personnage. Le créole n'a pas besoin du Petit Nicolas alors que lui a besoin des langues qu'on lui offre! Je ne comprends pas le créole, mais ça m'émeut. C'est une langue douce, tendre... Est-ce une traduction ou une adaptation ?
C'est une traduction, même si traduire, c'est adapter. (...) On aimerait pouvoir sortir Le Petit Nicolas dans les 75 langues régionales. Ça ferait une chouette collection! Le prochain sera en Nissart (patois parlé à Nice, ndlr), la langue de ma mère, et moi j'aimerais bien le traduire en argot. Propos recueillis par FXG, à Paris
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters