Allons enfants de la Guyane ou l'enquête sur une politique d'acculturation... qui persiste
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Culture

Allons enfants de la Guyane ou l'enquête sur une politique d'acculturation... qui persiste

Gérôme GUITTEAU ; g.guitteau@agmedias.fr
Photo du home d'Iracoubo
Le « home » d’Iracoubo, dans le nord de la Guyane, dans les année 1950. FONDS DE ARNAULD HEURET, paru dans Le Monde. • FONDS DE ARNAULD HEURET

Hélène Ferrarini développe une longue enquête qui mêle travaille d'historienne et journalisme sur les homes. Ces institutions religieuses qui avaient pour but d'évangéliser les populations amérindiennes et bushinenguées... jusqu'à aujourd'hui.

« Les homes sont l’histoire d’une honte ", assure Hélène Ferrarini, journaliste et co-autrice remarquée du Petit guerrier pour la paix avec Alexis Tiouka.

"La connaissance et l’appropriation de l’histoire, en ce qu’elles peuvent permettre la reconnaissance des violences perpétuées par des institutions et leurs représentants et des souffrances qu’elles ont engendrées, peuvent être une première pierre d’un tel processus de réconciliation », estime l'écrivaine, dans les colonnes de Guyaweb.

Guyaweb

Et c'est à cette tâche qu'elle s'applique dans son enquête autant journalistique, qu'historique, intitulée : “Allons enfants de la Guyane. Eduquer, évangéliser, coloniser les Amérindiens dans la République”, publiée aux éditions Anacharsis.

Jusqu'à aujourd'hui, la loi de 1905 ne s'applique pas en Guyane. 

"Ce refus d'extension résulte du fait que la Guyane est considérée comme terre de mission relevant dès lors d'un statut particulier défini par l'ordonnance royale de Charles X du 27 août 1828 relative au gouvernement de la Guyane", explique André Néron, au Sénat en 2014.

Droit religion guyane

C'est pour cette raison que la Collectivité territoriale payent les prêtres et que des religieux peuvent enseigner aux enfants de Guyane, à travers ces homes crées dans les années 1930 à Mana sous l'impulsion du père Du Maine pour les garçons et des sœurs de Saint Joseph de Cluny pour les petites filles.

2 000 enfants sont passés dans ces homes
 

Près de 2000 enfants sont passés dans cette institution qui continue d'après Hélène Ferrarini. “Celui de Maripasoula n'a fermé qu'en 2012 mais celui de Saint-Georges perdure mais il devrait fermer le jour où un internat public sera construit”, indique-t-elle au micro de France Inter.

France inter

 

Depuis sa sortie en septembre, on a pu l'entendre et la lire dans les médias d'envergure comme dans Le Monde, ce samedi.

Le monde

 

Elle vient en Guyane, présenter son ouvrage cette semaine notamment à la bibliothèque de l’Université de Guyane, au campus de Troubiran de 16 heures à 18 heures, mardi 15 novembre.

Les rendez-vous où voir Hélène Ferrarini

mardi 15 novembre de 16h à 18h à à Cayenne jeudi 17 novembre à 18h30 au Camp de la Transportation à Saint-Laurent du Maroni vendredi 18 novembre de 16h30 à 18h30 à la librairie du Vieux Bourg à Kourou samedi 19 novembre de 10h30 à 13h à la librairie La légende du Colibri à Cayenne samedi 19 novembre de 16h30 à 19h à la librairie Lettres d’Amazonie à Rémire-Montjoly