Violences urbaines en Martinique : « Ils mettent tout le monde dans la merde »
Le quartier de Sainte-Thérèse est sous le choc et désemparé après les nombreuses dégradations commises dans la nuit de lundi à mardi. Un scénario qui se répète. Aujourd'hui, plusieurs riverains réclament un couvre-feu et des renforts massifs pour les soirées à venir, qu'ils appréhendent d'ores et déjà.
Il est 9 heures en ce mardi matin. À Sainte-Thérèse, un très grand nombre de personnes arpentent l'avenue Maurice- Bishop. C'est juste impressionnant ! Elles marchent en direction du centre-ville de Fort-de-France, à l'image de Josiane, essoufflée. « Une fois de plus, il n'y a pas de TCSP, ni de bus », se lamente- t-elle. « Je travaille dans une boutique à la rue Victor-Hugo, c'est moi qui fais l'ouverture, et je suis vraiment en retard ». Jessie, 17 ans, est, elle, élève au lycée Schœlcher et a raté son premier cours de la matinée. « Je ne sais pas à quelle heure je vais arriver au lycée », confie-t-elle, stressée. « J''habite du côté de Kerlys. D'habitude, je prends le TCSP et je descends au terminus, ça va assez vite. Là, c'est la galère. Vous voyez comment je suis en sueur ! J'en peux plus ». Mais aucun transport (BHNS, bus, taxico, taxi de places) ne viendra à la rescousse de tous ces usagers, marcheurs d'un jour. Et pour cause : les voies de circulation sont obstruées par des palettes de bois, des pneus, des poubelles, des appareils électroménagers, des feuilles de tôle, des treillis soudés, des gravats et autres voitures calcinées. Car dans la nuit de lundi à mardi, de nouvelles violences urbaines ont émaillé le territoire et touché plus particulièrement les quartiers de Dillon et de Sainte-Thérèse, à Fort-de-France. Plusieurs magasins ont été vandalisés et pillés. Selon la préfecture, les groupes d'individus qui se sont adonnés à ce saccage ont été systématiquement délogés par les forces de sécurité intérieure, avec l'emploi de la force. Plusieurs dizaines de tirs d'armes à feu ont pris les forces de sécurité intérieure pour cible, provoquant six blessés parmi les policiers. Deux individus ont été interpellés.
« Ba mwen 20 euros, si ou lé pasé »
À hauteur du rond-point de Canal-Alaric, où un barrage a été...

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