Vie chère : une opération île morte prévue ce mercredi
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Vie chère : une opération île morte prévue ce mercredi

Rédaction web
militants devant la maison des syndicats

À la suite des altercations entre les manifestants et les forces de l'ordre hier, (lundi 7 octobre), qui ont touché le giratoire de Mahault et le centre de la ville du Lamentin, une vingtaine d'organisations syndicales et d'associations appellent à une opération île morte ce mercredi 9 octobre "contre la répression coloniale".

Par voie de communiqués, une vingtaine d'organisations invitent à la mobilisation générale ce mercredi (9 octobre) "contre la répression coloniale" et appellent à une opération ile morte. Une déclaration à travers laquelle ils dénoncent un certain nombre de points relatifs aux événements du lundi 7 octobre : des confrontations ont eu lieu entre des militants du RPPRAC et les CRS8 où ces derniers ont eu recours aux bombes lacrymogènes. 

Serge Aribo, le secrétaire général de l'UGTM, exprime l'attente des signataires et leurs revendications : "C'est une journée de mobilisation pour mettre un frein à tout ça, ceux qui sont d'accord pour que la répression ne soit pas une réponse, on demande à tous les secteurs d'activité de prendre des initiatives pour se mobiliser, que ce soit le public, le privé, les personnes au chômage... Si nous sommes conscients que ce n'est pas le chemin à prendre, on demande de se mobiliser."

 

 

Opération "Île morte contre la répression"


À travers les évènements de ce lundi, les organisations syndicales et associations signataires, dont la CDMT, la CGTM, l'Assaupamar, le MIR, le Palima, le PKLS et l'UGTM ainsi que (parmi d'autres), y voient surtout une expression de la répression coloniale et dénoncent un "emploi disproportionné de la force contre des femmes, des hommes, des enfants, des personnes âgées qui manifestent pacifiquement contre la vie chère." Elles accusent alors l'emploi d'une violence répressive récurrente : "On dénonce quelque chose qui se perpétue, on l'a vu avec l'affaire Hervé Pinto, les 7 d'Océanis", déclare Serge Aribo. 

Les signataires interrogent aussi la présence des CRS8 sur le territoire, avec un passif qui soulève des souvenirs amers : "Il y a une persistance de l'État français à vouloir utiliser les éléments les plus terribles de la répression" et exige "le départ immédiat des CRS".

Les syndicats jugent alors les réponses de l'État "opaques et inadaptées", face à des problématiques légitimes : "On ne devrait pas revendiquer ou négocier pour pouvoir manger et s'habiller correctement, pour pouvoir circuler. Il faut qu'ils comprennent bien que la réponse n'est pas la répression. On ne peut pas parler d'État de droit alors que tous ces droits-là sont bafoués tous les jours."

 

 

Des actions qui se préciseront au cours de la journée


Tous les corps d'activités sont ainsi invités à se mobiliser en soutien : "On demande à toute la population de se tenir prête et de s'organiser. Les organisations syndicales vont se réunir pour voir les modalités pour les travailleurs, et les organisations appelantes vont aussi faire en sorte que cette mobilisation soit effective, mais ce ne sera pas une mobilisation de blocage en principe. On n'est pas dans une optique de bloquer les routes", précise Serge Aribo.

Pour l'heure, le déroulement des actions reste interne aux organisations. L'opération île morte devrait se préciser à partir de cet après-midi et dans la matinée de demain. Une réunion intersyndicale se tiendra cet après-midi pour établir la suite des modalités.

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