La Jamaïque interdit Uber et les autres applications de covoiturage
À la suite de la disparition d'une enseignante qui aurait requis le service d'une société de covoiturage, le ministre des Transports de l'île, Daryl Vaz, a demandé l'interdiction d'accès de ces entreprises dans le pays.
Le 4 juin dernier, à la Chambre des représentants, le ministre des Transports de l'île, Daryl Vaz, s'est exprimé en ces termes : « Ma recommandation d'aujourd'hui, qui devra évidemment être vérifiée à des fins juridiques, est d'interdire toutes ces applications de covoiturage avec effet immédiat, jusqu'à ce que nous puissions nous mettre à la table et déterminer correctement comment ces applications seront réglementés en termes de sécurité. La vérification des antécédents des conducteurs doit être effectuée, non seulement par les applications de covoiturage, mais par les autorités jamaïcaines, la police ou l'autorité des transports. » Cette annonce fait suite à disparition d'une enseignante, Danielle Anglin. La police en a découvert la dépouille lundi à Clarendon. Danielle Anglin, qui vivait à Sainte-Catherine, aurait affrété un service de covoiturage le matin du 13 mai lorsqu'elle a disparu.
Le commissaire adjoint de police Fitz Bailey a déclaré que le suspect était un délinquant sexuel reconnu coupable et chauffeur pour InDrive, une société internationale de covoiturage qui fournit des services de transport en Jamaïque. Le policier principal a déploré que le manque de réglementation ainsi que le manque de communication entre la police et les sociétés de covoiturage constituent un sérieux défi pour leurs efforts d'enquête.
Une mesure en vigueur pour 12 mois au moins
Le ministre des Transports a demandé à Cable and Wireless (Jamaica) Limited et ses filiales jamaïcaines de restreindre l'accès à toutes les applications de covoiturage via son réseau. Il s'agit notamment d'InDrive, Uber, 876OnTheGo, Lyft et Ride Jamaica. La police jamaïcaine a signalé que plusieurs crimes odieux, notamment des meurtres, des viols, des enlèvements et des vols, ont été commis par des personnes qui auraient été engagées via ces plateformes pour fournir des services de transport, en violation d'autres lois telles que la loi sur l'argent, la loi sur le blanchiment d'argent, la loi sur la cybercriminalité et la loi sur la prévention du terrorisme. La directive restera en vigueur pendant une période de douze mois, dans un premier temps, ou jusqu'à ce qu'un régime réglementaire pour l'utilisation des applications et des services de covoiturage soit établi, selon la première éventualité.
J.V.

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