Cuba abolit la limite d'âge présidentielle : un coup de poker pour préserver le pouvoir
L'amendement constitutionnel, entériné par le Parlement cubain, abolit la limite d'âge de 60 ans pour un premier mandat présidentiel.
La mesure a été présentée par le régime comme un assouplissement visant à élargir le bassin des candidats. Cependant, les critiques voient dans ce changement une manœuvre politique interne. Cette modification est perçue non pas comme une ouverture démocratique, mais comme un moyen de consolider la mainmise du Parti communiste. En l'absence de multipartisme et d'élections libres, ces ajustements demeurent purement cosmétiques pour le citoyen cubain. La sélection des candidats demeure un processus contrôlé par l'appareil du parti, ce qui rend la démocratie inopérante. Malgré l'apparence de flexibilité, ce changement est une “illusion politique”, tant que le Parti au pouvoir restera le seul parti légal et que les élections ne seront pas libres, le choix du dirigeant restera une affaire de cooptation interne.
Un aveu de faiblesse : l'absence de relève
Alors que le leadership historique vieillit et que la succession de pouvoir pose question, la suppression de cette barrière d'âge permet au Parti communiste de ne pas écarter d'emblée ses figures historiques. Plutôt que de préparer une transition générationnelle, cette décision assure que la même élite, qu'importe son âge, puisse rester aux commandes. En définitive, au lieu d'une véritable transition, cette réforme constitutionnelle assure simplement la continuité du système, en garantissant que le pouvoir reste entre les mains d'une élite vieillissante, peu importe son âge. C'est un aveu que les "jeunes loups" du parti n'ont pas encore la légitimité ou l'influence nécessaires pour prendre le relais.

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