EN IMAGES. Rodrigue Petitot, condamné à 1 an avec sursis simple, libéré ce vendredi
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EN IMAGES. Rodrigue Petitot, condamné à 1 an avec sursis simple, libéré ce vendredi

Antoine Irrien et Anaïs Mustière / Photos Jean-Marc Etifier
À peine sorti de prison, Rodrigue Petitot a rejoint ses soutiens au QG du RPPRAC, à Dillon.
À peine sorti de prison, Rodrigue Petitot a rejoint ses soutiens au QG du RPPRAC, à Dillon. • JEAN-MARC ETIFIER / FRANCE-ANTILLES

Rodrigue Petitot, leader du mouvement contre la vie chère, a été condamné à 1 an de prison avec sursis simple, ce vendredi matin (24 janvier), par le tribunal correctionnel de Fort-de-France. Sous bracelet électronique en raison de sa condamnation pour menaces envers des personnes détentrices d'un mandat, il a pu se rendre au QG du RPPRAC en fin de matinée, à Dillon, avant de devoir regagner son domicile. 

À 8 h 15 : La condamnation de Rodrigue Petitot est tombée ce vendredi matin (24 janvier). Le porte-drapeau du mouvement contre la vie chère a été condamné à 1 an de prison, intégralement assorti de sursis. Il comparaissait ce matin, en visio-conférence, pour connaître la décision mise en délibéré ce matin à l'issue de deux jours de procès. 

Pour rappel, le "R" était poursuivi pour des faits de violation de domicile, d'outrages et d'actes d'intimidation à la résidence préfectorale, le 11 novembre dernier. Il a été reconnu pour ces faits, ainsi que pour outrages, rébellion et violences contraventionnelles contre des personnes dépositaire de l'autorité publique. 

Rodrigue Petitot doit également verser 500 euros d'amende. Il doit aussi réparer les dommages causés à la partie civile, verser un euro symbolique à Jean-Christophe Bouvier, préfet de la Martinique et ainsi que 500 euros à chaque policier. 

Ses avocats, Mes Bellemare, Arneton et Germany, ont saisi le juge d'application des peines afin d'obtenir l'application de la peine aménageable de 10 mois ferme prononcée contre lui le 2 décembre dernier, concernant la condamnation pour menaces sur des personnes détentrices d'un mandat.

 

 

À 10 h : sur TikTok, des partisans du RPPRAC sont en direct. De nombreux soutiens du "R" sont présents à l'entrée du site de la prison, à Ducos. Ce dernier devrait sortir à bord d'un véhicule de l'administration pénitentiaire. En effet, Rodrigue Petitot va être mis sous bracelet électronique, en lien avec sa condamnation pour menaces envers des personnes détentrices d'un mandat. Il va de nouveau vivre sous contrôle judiciaire. 

À 10 h 20 : le véhicule est sorti de la prison, protégé par les forces de l'ordre. Les trois avocats de Rodrigue Petitot étaient présents sur la voie. La voiture s'est arrêtée. Le "R" a pu sortir pour saluer ses soutiens, fous de joie. Le convoi s'est ensuite dirigé à son domicile, au canal Alaric. Son bracelet électronique y a été paramétré. 

À 11 h : un nouveau convoi, avec Rodrigue Petitot à bord d'un véhicule, aux côtés de ses soutiens, se dirige vers le QG du RPPRAC, à Dillon. Devant une foule en délire, le leader du mouvement contre la vie chère a fini par tenir un discours, au milieu des militants.

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"Le jour de ma libération, je viens rencontrer le peuple martiniquais, les élus et les syndicats, pour que l'on puisse approfondir ce qui a déjà commencé et avoir de vraies réponses. On veut du vrai, a lancé Rodrigue Petitot, devant un public surchauffé. On veut que les commerçants qui ont subi depuis septembre puissent être exonérés de certaines charges. J'ai entendu certaines mesures, mais je veux que ce soit clair. Il faut que l'on se retrouve tous ensemble à la même table. Il nous faut du concret". 

Ce dernier a également évoqué, en plus des prochains objectifs de la suite de la lutte contre la vie chère, le souhait de la venue du ministre de l'Outre-mer, Manuel Valls, en Martinique. Le ministre l'aurait lui-même indiqué à Serge Letchimy lors d'un entretien rue Oudinot, cette semaine. "Au nom du RPPRAC et du peuple, je fais la demande à Manuel Valls de venir au plus vite, pour que l'on puisse faire une vraie table ronde."

12 h : Ce live est terminé. Merci de nous avoir suivi. 

 

 

 

 

Que disaient les réquisitions ? 

Au cours de ses réquisitions, ce mercredi, lors de la deuxième journée d'audience, la représentante du ministère public avait rappelé que toutes les infractions, qu'il s'agisse de la violation de domicile, des menaces et des intimidations, ainsi que l'outrage sur des personnes dépositaires de l'autorité publique, sont caractérisées.

Cette dernière avait requis, à l'encontre de Rodrigue Petitot, une peine de 30 mois de prison, dont 15 mois assortis du sursis probatoire. La partie ferme est à purger en détention. Une peine assortie d'une interdiction de paraître au domicile préfectoral et de la réparation des dommages causés.

À la barre, le prévenu avait nié toutes les charges retenues contre lui, dénonçant une « manœuvre délibérée » pour écarter son mouvement du débat public. Il affirme que la visite du ministre des Outre-mer, François-Noël Buffet, avait été avancée de 48 heures, rendant impossible tout dialogue avec le RPPRAC, dont les membres étaient alors à Paris. « C'est un déni de notre droit de représentation », a-t-il martelé. 

Ce vendredi et comme lors des deux derniers jours du procès (mardi et mercredi), des manifestants se sont postés devant les portes du tribunal. Ses partisans ont sauté de joie lorsqu'ils ont appris qu'il était considéré comme libre dans ce dossier. "On a gagné !", pouvait-on entendre. 

 

 

 

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