Environnement : une étude lancée pour créer un opérateur de compensation écologique
Objectif : structurer un outil pour répondre aux besoins de la biodiversité dans un territoire confronté à de fortes pressions
Une convention a été signée le 21 avril à Cayenne entre l'Établissement public foncier et d'aménagement de la Guyane (EPFAG) et la Banque des Territoires pour financer une étude qui vise à préfigurer un opérateur de compensation écologique et carbone. " Les territoires ultramarins représentent plus de 80 % de la biodiversité française. C'est à la fois une opportunité et un défi pour la Guyane ", souligne Antoine Saintoyant, le directeur de la Banque des Territoires.
La Guyane, qui concentre une biodiversité parmi les plus riches au monde, fait face à plusieurs menaces : changement climatique, pressions humaines, orpaillage illégal et croissance démographique entraînant une augmentation des besoins en logements, parfois informels. Dans ce contexte, les dispositifs existants, notamment la séquence " éviter, réduire, compenser ", restent difficiles à appliquer localement, en l'absence d'un opérateur dédié.
Identifier les besoins de la biodiversité
L'étude doit permettre d'identifier les besoins en matière de biodiversité, de carbone et de renaturation, de définir des orientations adaptées comme une boussole écologique et de proposer un modèle économique et juridique pour la création de cette structure. Cofinancée à 50 % par la Banque des Territoires, elle a été confiée à CDC Biodiversité.
" Le développement durable de la Guyane impose de répondre aux besoins d'équipements de la population (…) et de pouvoir répondre concrètement aux exigences de préservation des ressources des générations futures ", indique Denis Girou, le directeur général de l'Epgag, pour qui " l'utilité d'un opérateur de compensation écologique est indiscutable ".

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