Enquête administrative au collège de Montsinéry : le principal suspendu à titre conservatoire
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Enquête administrative au collège de Montsinéry : le principal suspendu à titre conservatoire

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
L'enquête administrative menée au collège de Montsinéry a rendu ses conclusions.
L'enquête administrative menée au collège de Montsinéry a rendu ses conclusions.

Des dysfonctionnements au sein de l'établissement ont été soulignés par une enquête administrative.

Le principal du collège de Montsinéry, Franck Girondeau, a été suspendu à titre conservatoire. Il est remplacé jusqu'à la fin de l'année scolaire par Mme Buzaré, principale adjointe du collège de Macouria.

Le chef d'établissement était visé par une enquête administrative - menée par la CTG et le rectorat - dont les conclusions ont été rendues la semaine dernière. 

Elles relèvent "des dysfonctionnements au sein de l'établissement". Plus d'une trentaine de personnes de la communauté éducative, personnels et usagers du collège avaient été auditionnés ces dernières semaines.

Un communiqué du rectorat et de la CTG indiquait : "À ce stade, aucun élément collecté par l'enquête n'oriente vers des faits pénalement répréhensibles. Toutefois, au regard des nombreux manquements constatés par la mission, quatre procédures disciplinaires seront instruites par l'académie et la collectivité concernant leurs agents respectifs employés dans l'établissement. Les mesures conservatoires appropriées seront prises par les autorités respectives pour les personnels concernés."

Nous sommes en mesure de confirmer, grâce à quatre sources différentes, que le principal fait partie des personnes visées par ces mesures. Le rectorat n'a pas souhaité en dire plus.

Le principal visé dans une grève en mai

Franck Girondeau était déjà visé par une grève menée en mai par plusieurs agents du collège. Celle-ci avait entrainé le blocage momentané de l'établissement. 

Dans une déclaration à ce sujet il y a quelques semaines, le syndicat SE-Unsa dénonçait des "pratiques managériales délétères de la part du chef d'établissement" et un "climat professionnel devenu toxique et anxiogène depuis la rentrée."

Dans le même communiqué récent, le rectorat expliquait : "malgré la tension constatée ces dernières semaines, la grande majorité des personnes entendues souligne la possibilité d'améliorer la situation au sein du collège." Une médiation doit être mise en place pour résoudre les conflits et prévenir de nouvelles situations de tension. 

Le journal l'Humanité, qui s'est penché sur le dossier, relève que ce même chef d'établissement avait déjà fait l'objet d'alerte. Les représentants du personnel d’un établissement en Seine-Saint-Denis, où il a exercé de 2021 à 2024, alertaien en mai 2025, à la suite du déclenchement de l’enquête en Guyane, sur « ses relations particulières avec les élèves et les rapports hiérarchiques violents avec ses collègues » à l’époque. À quatre reprises, soulignent-ils, entre mars et mai 2024, ils avaient signalé ces dysfonctionnements au rectorat de Créteil.

Le principal n'a pas encore été définitivement relevé de ses fonctions, mais la décision pourrait intervenir sous peu.

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