De Macouria à Paris, Rachel Torvic, gendarme sans frontière
Enfant du pays, Rachel Torvic a dû se résoudre à partir pour faire carrière dans la gendarmerie. Entre isolement, peur de l'inconnu et dépassement de soi, elle fait le récit d'une expérience qui l'a endurcie et lui a permis de devenir la première femme guyanaise à la tête d'une brigade de gendarmerie.
Un chien qui roupille dans sa niche, l'ombre des arbres, la tranquillité. Rachel Torvic accueille dans le calme de sa maison d'enfance, à Macouria. Elle y a grandi et continue d'y passer ses jours de repos, auprès de sa mère. " J'ai toujours été très famille ", confie la Guyanaise de 39 ans. Elle a dû se faire violence pour quitter ce " petit cocon ". Mais pour faire carrière, il fallait partir. Alors Rachel Torvic est partie, et pas en vain : en juillet dernier, elle est devenue la première femme guyanaise à la tête d'une brigade de gendarmerie, celle de Sinnamary en l'occurrence.
Comme beaucoup d'autres, elle débute en tant que gendarme adjoint. Un poste qu'elle qualifie de " sorte de contrat pour les jeunes ", " fait pour voir si l'on aime vraiment ça ". Elle, elle a la justice chevillée au corps depuis petite. Au collège déjà, elle parlait d'être greffière. L'ordre et la discipline lui plaisent : elle tacle ces indécis, ces " gens qui changent d'avis du jour au lendemain ", dans sa vie à elle, " tout est carré ". " Quand on se dit rendez-vous à 7h30, ce n'est pas 7h45, ce n'est pas 8h, c'est 7h30 ", assène-t-elle, un discret sourire sur les lèvres.
Dans...

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