La 12e Journée nationale des mémoires de la
traite, de l'esclavage et de leurs abolitions a été marquée hier
par la présence de l'ancien et du nouveau présidents de la
Répubique. Si seul François Hollande s'est exprimé, il a eu droit à
l'oreille attentive de son successeur, et même à ses
applaudissements. Et il y a eu beaucoup d'applaudissements, hier
matin au jardin du Luxembourg, à Paris. C'est tout d'abord Gérard
Larcher, le président du Sénat, qui a arraché une première salve au
public en citant « un petit-fils d'esclave auquel il a succédé » ,
Gaston Monnerville. Puis François Hollande, s'adressant à son «
cher Emmanuel Macron » , a rappelé « les actes et les gestes » , «
le temps et les combats » , pour que la mémoire de l'esclavage soit
reconnue par la République. Citant d'abord Henri Emmanuelli en
1983, puis Lionel Jospin en 1998, il en est venu à la loi Taubira.
La foule a applaudi à tout va. « Je salue Christiane Taubira, lance
le président Hollande. Sa voix peut porter même quand elle ne dit
rien. » Il a rappelé le soutien financier qu'il a pris soin
de...
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