Suriname : Atipa au secours de la banane
Les bananes se vendent à 50 centimes d'euros le kilo sur les étals surinamais.
Les nouvelles mesures de contrôle à la frontière, à Saint-Laurent-du-Maroni, produisent des effets inattendus. Le prix de la banane plantain au Suriname a considérablement baissé, en raison de l'arrêt de la contrebande vers la Guyane.
" Cela faisait très longtemps qu'on n'avait pas vu d'aussi belles bananes ! " s'exclame Cynthia, devant l'étal de légumes du supermarché le plus fréquenté de Paramaribo-Nord.
Fini les bananes rachitiques, délaissées par la contrebande qui préférait emporter les plus beaux fruits vers Cayenne, Saint-Laurent ou Kourou. Le Suriname redécouvre le plaisir de consommer de belles bananes, de bonne taille et à prix abordable. Aujourd'hui, elles se vendent entre 20 et 35 SRD le kilo, alors qu'il fallait récemment encore débourser jusqu'à 100 SRD.
Les prix de la banane en chute grâce à l'opération Atipa
L'opération Atipa, qui mobilise les forces de l'ordre sur la rive française du Maroni, ne se contente pas de contrôler les flux de personnes : elle dissuade également les trafics, dont celui de la banane. Et c'est par cet exemple concret que l'on commence à mesurer les bénéfices inattendus de ce changement de paradigme sur le fleuve.
En soulageant le porte-monnaie des ménagères, cette opération donne une leçon simple mais efficace : le respect des règles économiques peut avoir des effets très concrets et positifs pour la population locale.
Si l'action d'Atipa s'inscrit dans la durée, c'est grâce à ce type de résultats qu'elle pourra être pleinement acceptée – voire soutenue – par les riverains. Les initiatives de développement économique dans la zone du fleuve pourraient même tirer profit de cette nouvelle donne.

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