Suriname : Alerte à la grippe aviaire
Plus de 5 000 poulets sont morts lors d'une épidémie de grippe aviaire H5 dans un centre d'élevage à Paramaribo.
La forte mortalité a éveillé les soupçons et les tests ont révélé la présence du virus H5 aviaire. Le ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche a pris des mesures pour empêcher la propagation du virus. Les fermes avicoles situées dans un rayon de trois kilomètres autour de l'exploitation concernée font l'objet de contrôles.
Une interdiction d'importation des œufs de couvage et des produits dérivés du poulet provenant des régions d'Europe touchées par la grippe aviaire est déjà en vigueur. Depuis août, des contrôles sont effectués sur les produits animaux entrant au Suriname depuis l'Est, via Albina. Le Suriname importe 65 % de ses besoins en poulet. Le pays est placé en état d'alerte maximale. La directrice des services de l'élevage rappelle que des contaminations peuvent aussi survenir pendant les périodes migratoires des oiseaux.
Les éleveurs sont priés de ne pas abandonner les poulets morts dans la nature. Les services vétérinaires assurent la collecte et la destruction des animaux dans des conditions contrôlées. Le ministère de la Santé a rappelé le caractère viral de la maladie et indiqué que l'être humain peut être infecté. Le risque augmente en cas de contact étroit avec des volailles.
Aucune transmission à l'homme... pour l'instant
Les autorités sanitaires surveillent les personnes travaillant avec la volaille ou participant aux opérations de contrôle de l'épidémie. Le Bureau de la santé publique (BOG) l'a indiqué par la voix de sa directrice, Stephanie Cheuk-Alam, lors d'une conférence de presse du ministère de l'Agriculture : « Jusqu'à présent, aucune infection au virus H5 n'a été détectée chez l'humain au Suriname. »
Pour éviter la propagation du virus entre les élevages, les ouvriers agricoles sont invités à utiliser des équipements de protection jetables. Les recherches sont menées dans un rayon de trois kilomètres autour du foyer détecté. Elles concernent les fermes avicoles ainsi que les personnes ayant pu être en contact avec des éleveurs de volailles.
La directrice de la santé publique précise : « Les plus grands risques concernent les personnes travaillant directement avec la volaille et les agents de terrain impliqués dans le contrôle de l'épidémie. »
Les services de santé ont mis en place un suivi des personnes concernées afin de déterminer si elles présentent des symptômes de la maladie.
Protéger les élevages avicoles de Guyane
La prudence impose une vigilance accrue face à toute importation dont l'origine n'est pas clairement identifiée. La viande, les œufs et, plus encore, les animaux vivants, comme les poussins, ne doivent pas être importés sans contrôle strict afin d'éviter la propagation de la maladie.
L'attention se porte sur la zone du Maroni, qui pourrait être exposée par l'utilisation d'aliments ou de matériel provenant de secteurs placés sous surveillance. L'élevage familial de volailles y est développé.

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