A Bello Monte, un quartier de la classe moyenne, on fait la queue pour de l'eau potable.
Face aux pénuries qui s'aggravent, les Vénézuéliens doivent s'armer de patience, eux qui n'auraient « jamais pensé » traverser pareille crise, en pleine pandémie de Covid-19.
Son masque de protection, obligatoire, est mis de travers et
l'indignation fuse. « Je fais la queue depuis minuit et j'espère
faire le plein demain », s'échauffe Teodoro Lamonte. Il a bravé le
confinement décrété par le président socialiste Nicolas Maduro pour
juguler la propagation du coronavirus. Il a garé sa voiture sur le
bas-côté d'une autoroute urbaine de Caracas, au milieu d'une file
de dizaines de véhicules. Tous attendent le ravitaillement en
carburants de la station-service la plus proche.
La mise en place du confinement à la mi-mars a coïncidé avec le
début d'une des pires pénuries d'essence qu'ait connues le
Venezuela, pays aux plus grandes réserves de pétrole au monde. Du
pétrole, « on en a ! Il paraît qu'il y a cinq milliards de barils
sous terre. Mais il n'y a pas d'essence », fulmine Teodoro.
A Caracas, le litre se vend jusqu'à...
Édition spéciale : Rétro 2025
Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters