Le chanteur de charme est mort hier à Paris, d'une maladie du coeur.
Érick Romney est décédé hier à l'Hôpital parisien de La Salpêtrière. Il y attendait une greffe du coeur depuis quatre mois. Avec ses groupes successifs, singulièrement Black Connection, il a fait danser des générations de Guyanais sur des slows et boléros aux sonorités créoles.
Sa dernière contribution artistique date de 2011. Il chantait alors sur l'album Laphilo. Cette même année, il fit sa dernière apparition publique à Cayenne, au Moonlight à l'occasion des soirées Mabisaba. « Ma musique est très cosmopolite, déclarait-il en septembre 2011, à France-Guyane. Sur mon album à venir (qui ne sortira pas), vous pourrez trouver six compas, quatre slows, un boléro écrit pour ma fille et un reggae. C'est le meilleur de tous les albums que j'ai faits, j'y travaille depuis deux ans »
Le décès d'Éric Romney a suscité les réactions des élus. Le président de la Région, Rodolphe Alexandre, a rendu « hommage à cette grande figure de la chanson guyanaise [...] qui aura laissé dans notre mémoire collective plusieurs airs indémodables, témoins d'une époque qui faisait la part belle aux chanteurs de charme dont les voix d'or et les mélodies savoureuses savaient nous envoûter. » Il poursuit avec lyrisme « Toi qui as fait chavirer tant de coeurs, tu auras finalement été trahi par le tien! Cette fois c'est bien fini : pas plus que Manuella, tu ne reviendras! Alors Adieu Éric! Repose en paix! Et merci pour tout! » . Gabriel Serville, député et maire de Matoury, s'incline « face à la mémoire du chanteur qui a tant donné à la musique guyanaise. [...] Je retiens la grande qualité de (ses) oeuvres, qui ont beaucoup inspiré les jeunes générations. » Enfin, Marie-Laure Phinéra-Horth a salué la mémoire « du grand crooner guyanais »
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