Slaï: “Le Zouk n’a pas cessé d’être en expansion”
Véritable icône du Zouk, Slaï a récemment fêté les vingt ans de son album Florilège. Dans cet entretien, il nous partage la vision de sa carrière et ses actualités.
Votre carrière s'étend sur plus de deux décennies avec des succès tels que "Flamme" et "La dernière danse". Quels défis avez-vous rencontrés en tant qu'artiste ?
Il y a eu effectivement différents défis, le premier que je citerai c’est la baisse continue puis accélérée de la vente de disques qui a impacté les recettes et donc le budget alloué aux productions, il fallait arbitrer encore plus, tout en essayant de maintenir une certaine qualité.
Un autre défi fut celui de gérer le succès en France hexagonale surtout, le succès à cette échelle met une certaine pression au quotidien, savoir faire le tri entre toutes les sollicitations, faire encore plus attention à ses propos, car tout à coup on est très exposé, dans les émissions, dans les magazines people de l’époque.
Ensuite, il a fallu convaincre certains médias qui avaient une perception saisonnière du Zouk, à savoir que ça ne devait se jouer que l’été.
Plus récemment le COVID bien sûr, car en tant qu’artiste professionnel, d’un coup, vous n’avez plus les concerts, les shows, avec cette incertitude concernant une éventuelle fin des restrictions.
Et les derniers que j’évoquerai, c’est d’une part, l’apparition des réseaux sociaux, j’ai longtemps eu une grande méfiance concernant ces moyens de communication, il a fallu que je prenne sur moi, et mon engagement sur les réseaux de façon régulière est très récente et d’autre part, l’avènement du streaming, qui se traduit par une baisse, relative certes, mais une baisse malgré tout des rémunérations.
Quelles raisons vous ont motivé à rééditer votre album Florilège pour son vingtième anniversaire ?
Parce que d’une c’est mon album qui s’est le plus vendu et qui comporte deux de mes titres les plus plébiscités, et dont la résonance perdure jusqu’à maintenant, aussi parce que j’ai de nombreux témoignages de personnes me disant qu’ils ont le CD encore, ce qui montre un attachement tout particulier à « Florilège » et surtout lorsque j’ai vu des jeunes, d’à peine 20 ans, friands de ma musique et qui eux n’ont pas connu très longtemps cet album sous sa forme physique.
Par ailleurs, nous sommes 20 ans après, il y a toutes ces améliorations technologiques, qu’il était intéressant d’appliquer à cet album encore réclamé, afin qu’il soit « à jour » sur ce point et au même niveau que les albums actuels.
Enfin, 20 ans ça se fête !
Pour lire cette interview dans son intégralité, télécharger gratuitement L'Hebdo France-Antilles France-Guyane, édition Hexagone.

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