Dans la nuit de lundi à mardi, le patrouilleur de la Marine nationale est intervenu au large de la Counamama pour une énième opération de contrôle des pêches. Une tapouille surinamaise a été interceptée, avant d'être déroutée vers Sinnamary au petit matin. Embarquement immédiat à bord de l'Audacieuse.
14h16
(Guillaume Aubertin)
Le navire a quitté Dégrad-des-Cannes et fait cap vers l'ouest. L'opération est prévue au large de la Counamama, lieu privilégié des pêcheurs illégaux venus du Suriname.
15h22
(Guillaume Aubertin)
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L'équipage est à l'affût du moindre mouvement de navire suspect. Mais il faut attendre la tombée de la nuit avant de passer à l'action, discrètement, afin de surprendre les tapouilles en infraction. Aussitôt détectées au radar, les « veilleurs » tentent ensuite de les identifier aux jumelles infrarouges.
22h34
(Guillaume Aubertin)
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Deux bateaux suspects sont pistés. Le zodiac est largué à quelques nautiques de la cible et fonce à vive allure en direction du point GPS indiqué par le radar. En relation permanente avec le patrouilleur, les membres de l'équipage n'ont pas le droit à l'erreur. Il faut agir, vite, bien, et sans se faire repérer.
23h23
(Guillaume Aubertin)
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La « deuxième piste » est bien une tapouille surinamaise. À son bord, six pêcheurs d'origine guyanienne qui viennent de couper leurs filets pour éviter le « flagrant délit » . Les deux moteurs ont été mis hors-service afin d'empêcher le déroutement de la tapouille. Un mécano de l'Audacieuse est envoyé à la rescousse. Les passagers du Sea breeze, eux, n'ont plus qu'à attendre d'être ramenés vers la côte.
23h36
(Guillaume Aubertin)
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Comme la plupart du temps, les cales sont vidées de leurs poissons et de leur glace. Arrivés la veille, les pêcheurs n'ont pris « que 150 kg » : principalement du thazard et de l'acoupa.
10h32
(Guillaume Aubertin)
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Mardi matin, la tapouille est déroutée vers Sinnamary, où le « capitaine » du navire sera entendu par les gendarmes. Le matériel est perquisitionné. Les six pêcheurs illégaux sont reconduits à la frontière du Suriname par la Paf.
(Guillaume Aubertin)
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La semaine dernière, à Dégrad-des-Cannes.
Le procureur de la République a ordonné la destruction de trente tapouilles brésiliennes qui étaient entassées là depuis 2004.
Une caution est fixée pour les armateurs, qui ne la payent que très rarement.
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