« Clarissa, elle me manque tout le temps... »
La mère et la cousine de Clarissa Jean-Philippe avaient été entendues par la cour d‘assises spéciale de Paris.Ceux qui l’ont connue à Montrouge avaient aussi voulu témoigner et raconter qui elle était.
« On s’était parlé la veille de sa mort. Je lui avais dit de faire attention avec ce qui s’était passé à Charlie Hebdo. Elle m’avait répondu : Ne t’inquiète pas maman, j’ai un gilet pare-balles ».
Marie-Louisa Jean-Philippe est debout à la barre du tribunal. Ses épaules se sont voûtées sous le poids du chagrin. Devant les magistrats de la cour d’assises spéciale, la mère de Clarissa se souvient de ce dernier échange téléphonique avec sa fille, le soir du 7 janvier 2015.
Quelques heures plus tard, cette même nuit, vers 2 heures du matin, le téléphone sonnera...

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