C'est un diplôme d'État, on est censé
pouvoir trouver du travail ». L'appel de cette technicienne de
l'intervention sociale et familiale en dit long. Sortie de la
première promotion formée en Guyane en 2005 à l'IRDTS (Institut
régional de développement du travail social), elle enchaîne
aujourd'hui les petits boulots et a l'impression d'avoir perdu son
temps. Elle témoigne de façon anonyme par crainte des réactions et
se souvient encore des premiers jours de formation : « On nous
disait que c'était un diplôme très recherché, pourtant beaucoup
d'organismes ici connaissent mal notre métier ». Suivre une
formation même s'il s'agit d'un diplôme d'État de niveau IV dans un
secteur reconnu comme « essentiel » en Guyane n'est pas une
garantie d'emploi. Mais ce qui choque, c'est le décalage entre les
discours et la réalité. Une des techniciennes que nous avons
rencontrée est restée en contact avec ses anciennes collègues et
assure que sur la dizaine d'étudiants seulement un ou deux occupent
une fonction en rapport avec leur formation.
Les...
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