La multinationale SOS risque de se souvenir
longtemps de son passage dans les rizières de Mana. Après avoir,
pendant huit ans, profiter de subventions européennes généreuses (1
329 euros par hectare semé, sans obligation de récolte, soit trois
millions d'euros en moyenne par an), l'entreprise a baissé pavillon
en 2010 (l'Union européenne venait de changer les règles des
subventions en les conditionnant à des rendements minimums). En
début d'année, elle a relancé sa production, avec toutes les peines
du monde. Et mi-septembre, le tribunal de commerce de Cayenne l'a
condamnée à verser 2,47 millions d'euros à l'un de ses
sous-traitants.
« UN COMPORTEMENT AMBIGU »
La Société générale de travaux agricoles,
dirigée par Perdiep Bishesar, effectuait le curage des canaux et la
préparation des sols pour les deux antennes de SOS à Mana : la
Compagnie rizicole de l'ouest guyanais (Crog) et la Compagnie
agricole de Mana (Cama). En 2010, quand SOS a stoppé son activité,
elle a été...
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