« L'UMP et le PSG doivent se remettre en cause »

« L'UMP et le PSG doivent se remettre en cause »

Pierre-Yves CARLIER

Georges-Antoine Leblanc, responsable de cours de géopolitique à l'université, livre son analyse des derniers scrutins. Il met en évidence l'émergence de personnalités face à l'étiolement des partis, mais aussi le rôle déterminant des sénatoriales.

Quels sont les enseignements de ces élections?
Il y a trois grands enseignements : le changement, les alliances à contre-courant et la participation qui varie selon les territoires. L'abstention dans les communes du centre autour de Cayenne laisse certaines interrogations : c'est une espèce de sanction des électeurs qui refusent de participer aux élections parce que le choix des candidats ne leur convient pas.
Beaucoup de sortants ne sont pas repassés... Les changements à la mairie (de Cayenne) et dans les cantons autour montrent que ceux qui ont voté voulaient rompre avec le passé. Même l'élection d'Antoine Karam sur son canton prête à confusion. Le jeune (David Charron) qui était face à lui a dû, sous la pression, changer d'attitude. L'ancien recteur Blanquer parlait, pour l'Amérique latine, non de « clientélisme » mais de situation « clientélaire», parce que répétitive.
Est-ce contre cela que les citoyens ont voté? Beaucoup de gens en ont eu assez et ont voulu une représentation plus équitable de la population et plus respectueuse de la citoyenneté. Même si on nous reproche d'être...

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