« Le plus grand paquebot du monde » au musée de la Marine
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« Le plus grand paquebot du monde » au musée de la Marine

Agence de presse GHM

Le France à New-York

Les cheminées du France

Souvenir de voyage (photo privée de Jean Feigelson)

Lors de la construction aux Chantiers de l'Atlantique

Une affiche représentant Le France

La piscine de la classe Tourisme

Une chaise longue de pont

Une bouée

Une tasse de café dédiée au paquebot

Coutil de bagagiste

Fauteuil Lady de Marco Zanuso

La tenue de groom

Une robe de nurse

Avec « Paquebot France, l’exposition » qui célébre le 50e anniversaire de sa naissance, le musée national de la Marine amorce les hommages au paquebot mythique. L’exposition raconte, sur 1000 m2, une oeuvre globale demeurée ô combien vivante dans notre mémoire collective.

Le France, auquel le musée de la Marine consacre une immense exposition, du 9 février au 23 octobre, est un monument révélateur d’une époque. Machine à traverser les océans, cette création impressionnante est une prouesse technique des chantiers navals de Saint-Nazaire, résultant d’une politique nationale ambitieuse et porteur d’un savoir faire artistique français (les artistes Coutaud, Fumeron, Gromaire, Hilaire, Idoux, Lanskoy, Longobardi, Picard le Doux, Prassinos, Saint-Saëns, Wogensky. Braque, Dufy, Dunoyer de Segonzac, Picasso, Bazaine, Brayer, Friez, Hambourg, Humblot, Carzou… » Et pourtant, il n’est resté que douze années en service sous le nom de France. Le dernier des paquebots transatlantiques a incontestablement marqué son temps.
Aujourd’hui, le France existe par les photos, les films, les archives, les objets et oeuvres d’art conservés. La personnalité colorée de son style séduit toujours les amateurs, les adeptes du design des Trente Glorieuses. Les images gardées au coeur resurgissent. « Il y a peu de moments importants où la France fut aussi fière d’elle-même… », a dit à son sujet le designer Philippe Starck.
Un appel lumineux
Paquebot France, l’exposition est un événement inédit, la plus grande présentation jamais consacrée au navire. Plus de 800 objets et photos sont mis en scène et en lumière… A commencer par les six lettres géantes (2.5 m de haut) formant son nom et qui sont un appel lumineux, dès l’entrée au musée. Elles étaient l’ornement originel du pont et guideront le visiteur à l’entrée de l’exposition. On y découvre les billets d’embarquement, les dépliants pour s’orienter à bord, les menus, les cendriers, les maquettes (dont celle offerte au général de Gaulle), des médailles, des affiches, des porte-clés, des carrés de soie, des flacons de parfum French Lines, des jouets, puzzles, assiettes décoratives et boules de neige… L’ensemble exposé comporte des éléments provenant des collections de l’Association French Lines et du musée national de la Marine, mais il témoigne aussi de l'intérêt porté à ce paquebot par les collectionneurs privés. À tous ces objets s’ajoutent les photographies prises à bord par des passagers et des membres de l'équipage ou du personnel, parvenues au musée à la suite d'un appel à collecte.
« Paquebot France l’exposition », du 9 février au 23 octobre 2011, au musée national de la Marine
17, place du Trocadéro, à Paris. Ouverture les lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 11 h à 18 h, (fermeture des caisses à 17 h 15) et les samedi et dimanche de 11 h à 19 h (fermeture des caisses à 18 h 15). Fermé le mardi et le 1er mai. Nocturne jusqu’à 21 h 30 le vendredi

Plein tarif : 9 euros. Tarif réduit : 7 euros. Tarif  7 - 18 ans : 5 euros. Tarif  3 - 6 ans : 3 euros. Billet équipage : 29 euros (5 personnes dont au moins 2 entre 3 et 18 ans)


Qui voyage à bord du France ?
Le France a accueilli 701 886 passagers au cours des 377 transatlantiques et 83 croisières, et nombre d’invités aux escales. Les archives de la Compagnie sont avares de renseignements sur la clientèle des traversées transatlantiques. Heureusement, un document d’archive de 1968 étudie avec une grande précision profession et nationalité de quelques 100 passagers ayant effectué un voyage Le Havre-New York en avril. On voit, en première classe, des industriels et dirigeants de sociétés, directeurs de journaux et de banques, un peintre, une productrice de télévision, l’épouse du président de « Paramount Pictures », un éditeur de musique, un ancien ambassadeur de Grande-Bretagne et les deux lauréats d’un prix culinaire. En classe touriste figurent, entre autres, des ingénieurs, une infirmière et la fille d’un avocat américain. Il est hasardeux de généraliser à toute la carrière du France cette analyse ; il s’en dégage néanmoins l’idée qu’hommes d’affaires et chefs d’entreprises dominent et que les Américains sont très présents à bord, à égalité avec les Français.

À la table du France
Il se dit que la meilleure table de France serait… sur le France ! Le paquebot est né sous le signe de la vitesse : la cuisine à bord s’applique à suivre deux principes essentiels, rapidité d’exécution et célérité du service des repas ; tour de force qui consiste à envoyer des milliers de plats quotidiens et à élaborer les mets qui font la réputation de la grande cuisine française. L’équipe de restauration tourne environ autour de 170 personnes, dont 90 en cuisine. Durant la traversée, la brigade des cuisiniers a pour mission de transformer les 175 tonnes de marchandises embarquées en repas dignes d’un très grand restaurant. La disposition des cuisines et le schéma de service des tables montrent qu’on s’est inspiré du taylorisme : répartition précise des tâches, raccourcissement des distances, économie des gestes, langage codé afin d’éviter les erreurs de transmission dans les commandes.

Histoire du France
En 1946, des 6 paquebots qui desservaient l’Atlantique nord en 38, seul l’Île de France navigue encore. Pour relancer la « French line », la Compagnie transforme 3 anciennes unités, mais un plan de construction est indispensable. Le choix de construire un grand liner rapide connaît bien des vicissitudes et des hésitations entre les premières études, en 1953, et la décision finale en 1956. L’État demande à la Compagnie Générale Transatlantique que le France soit « intégralement français ». Le chantier doit contribuer au renouveau de l’activité industrielle des régions. Construit à Saint-Nazaire, il est mis à l'eau, le 11 mai 1960, en présence du général de Gaulle et de son épouse Yvonne qui le baptise. Il est mis en service en janvier 1962. En Juillet 1974, dans le contexte de lutte inégale contre l’aviation, la flambée du prix du pétrole ajoutée à la fin du soutien
financier de l’État contraignent la Compagnie au désarmement du France. En septembre, l’équipage tente un ultime coup de force, bloquant l’accès au port du Havre avec le navire… Après différentes péripéties, le France revient à son port d’attache et il passe 5 ans au « quai de l’oubli », au fond du port industriel.
D’abord acheté par un milliardaire saoudien en 1977, le France est acquis en 1979 par la Norwegian Carribean Line. Le Norway commence sa nouvelle carrière. Les résultats dépassent très largement les espoirs. Toutefois après 20 ans de carrière, il est supplanté par de nouveaux bateaux. En mars 2003, une explosion en salle des machines arrière scelle la fin du navire vieillissant. Le France/Norway racheté par un chantier de démolition, termine sa route en 2007 au large des plages d’Alang (Inde), sous le nom de Blue Lady. Il faut un an pour détruire la masse de plus de 76 000 tonnes.


Les cheminées du France
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