Rendez-vous incontournable de l’été dans l’Hexagone pour les Ultramarins, le Théâtre des outre-mer en Avignon (TOMA) à la chapelle du verbe incarné organisait le 19 juillet une veillée diurne en hommage à Edouard Glissant, disparu le 3 juillet dernier.
Dans le dédale des rues de la cité des papes, au milieu d’un
« carnaval d’affiches et des bals d’échasses », la
chapelle du Verbe incarné est depuis bientôt 15 ans, le lieu où les
compagnies d’outre-mer peuvent participer au plus grand festival
mondial du théâtre. Comme chaque année, une journée était dédiée à
l’œuvre du poète de la relation, le Martiniquais Edouard Glissant.
Pour honorer sa mémoire, des intellectuels comme François
Noudelmann ou Maryse Condé, des personnalités comme Christiane
Taubira ou Françoise Vergès et encore des journalistes comme Edwy
Plenel sont venus en débattre mardi dernier dans la salle qui,
depuis 2007, porte la marque d’Henri Guédon et le nom d’Edouard
Glissant. La journée était rythmée par des projections de film (Le
tremblement du monde et le droit à l’opacité et le brocoli,
Frontière et muraille, de Mantiah Diawara, La créolisation du
monde, d’Yves Billy et Mattthieu Glissant, Les hommes livres, de
Jean-Noël Christiani), des lectures (par Marianne Basler, Dominik
Bernard et Joël Jernidier, et Greg Germain), des scènes ouvertes
(Sophie bourel, Nicole Dogué et Dominique Laba), des témoignages
(Federica Matta), et s’est achevée par la représentation unique de
l’opéra poétique, Le sel noir, de Matthieu Prual sur un livret
d’Edouard Glissant, avec Denis Lavant et l’ensemble Phoenix.
« Il n’était pas étonnant qu’un tel effort, écrivait Edouard
Glissant, fût mené en Avignon, om les théâtres de vrai se
bousculent, s’interrogent et s’insurgent et où les fumées montent
de partout,...
Édition spéciale : Rétro 2025
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