Bonnet et Boulate assurent au marathon de Paris
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Bonnet et Boulate assurent au marathon de Paris

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

Le Martiniquais Patrick Bonnet fait le meilleur temps de l’équipe et se place 143e au général et 26e dans sa catégorie de vétéran 1 avec un temps de 2 h 41’ 16’’.

Eddy Boulate réalise le meilleur temps des Guadeloupéens avec 02 h 48’ 05’’. Il termine à la 305e place au général et 88e dans sa catégorie de vétéran 1.

Eddy Boulate : « Je voulais le faire en 02 h 30, mais j’ai craqué à la fin. C’est le mur du trentième kilomètre. Je ne pouvais plus avancer… Sincèrement je ne pense pas le refaire. C’est trop dur ! »

Une épreuve très éprouvante

Les Martiniquais du Marathon

Patrice Thézénas

Patrick Bonnet

Au 36e marathon de Paris qui s’est couru dimanche, l’élite a fait tomber les records et les pros de la banane, Patrick Bonnet et Eddy Boulate ont réalisé une belle performance.

Dimanche, 8 h 45, une marée humaine s’élance des Champs Élysée pour le 36e marathon de Paris. Dès la place de la Concorde (où se monte l’estrade du meeting de Sarkozy), les pas sont rythmés par la musique du groupe antillais Cœur tropical. Quelques kilomètres plus loin, sur la place de la Bastille, des bananes, melons et fleurs tropicales sont distribués aux coureurs. Une foule compacte encourage les premiers athlètes.
La chaleur du groupe à peau, Choukaj mas Paris, attend les coureurs avenue Daumesnil au son du tambour. Au kilomètre 12, l’esplanade du château de Vincennes (où se prépare la venue de François Hollande), les athlètes font demi-tour vers à la Bastille au son des Colibris des îles. A quelques hectomètres de la ligne d’arrivée, le groupe Flèch’ Kann’ assure l’ambiance musicale. L'animation orchestrée par le Comité du tourisme des îles de Guadeloupe est sans conteste une réussite.
Sur le plan sportif, les marathoniens du groupement de la banane, malgré une température hivernale, savent bien gérer et négocier cette épreuve de 42,195 kilomètres. On note cependant deux absents dans l’équipe guadeloupéenne, Nice Hubert et Joseph Patrice. Ils ont été privés de marathon par leur employeur à cause d’une grève menée dans l’exploitation de La Case à Capesterre-Belle-Eau !
Le Martiniquais Patrick Bonnet fait le meilleur temps de l’équipe et se place 143e au général et 26e dans sa catégorie Vétéran 1 avec un temps de 2 h 41’ 16’’. « J’ai pris un mauvais départ et j’ai dû travailler pour revenir. Vers la fin, j’ai eu une drôle de sensation dans le mollet gauche, j’ai dû économiser pour finir. Et à la fin ça paye ! Je suis très content d’avoir porté haut la couleur de la banane antillaise. » Patrick Bonnet visait pourtant les 2 h 30.
Eddy Boulate réalise le meilleur temps des Guadeloupéens avec 02 h 48’ 05’’. Il termine à la 305e place au général et 88e dans sa catégorie Vétéran 1. « Je voulais le faire en 02 h 30, mais j’ai craqué à la fin. C’est le mur du trentième kilomètre. Je ne pouvais plus avancer… Sincèrement, je ne pense pas le refaire. C’est trop dur ! » Une belle performance tout de même pour cette troisième participation.
Son compatriote Emmanuel Laurent (Vétéran 1) finit lui aussi sous les 3 heures, à la 466e place en 02 h 51’ 53’’, comme les Martiniquais Fred Tramma, Jean-Luc Duféal et Louis-Michel Abatord. Le premier passe la ligne en 2 h 53’ 05’’, en battant son record sur la distance. « Mais les 2 h 50, ce n’était pas pour aujourd’hui » , regrette-t-il. Jean-Luc Duféal arrive en 2 h 56’ 12’’ et Louis-Michel Abatord en 02 h 57’ 05’’. Le Guadeloupéen Vincent Eucarice, Vétéran 2, sur lequel on fondait un espoir, pris de crampe au quarantième kilomètre, termine 1738e en 03 h 07’ 43’’. Il en est à son quatrième marathon de Paris.
Il a fallu un mental d’acier à ces hommes pour affronter les rues de Paris dans le vent et le froid, avec un final dans un léger faux plat montant et face au vent. Ce qui rendait les derniers kilomètres très difficiles.
Le jeune Kényan, Stanley Biwott remporte le marathon en battant le record de 2009 avec 02 h 05’ 12’’. Chez les femmes, c’est l’Ethiopienne, Tirfe Beyene qui bat également le record de l’épreuve en 2 h 21’ 40’’. Elle a reçu des fleurs de Guadeloupe pour sa victoire.

La caravane des îles
La caravane des îles de Guadeloupe, partenaire du 36e marathon de Paris, était présente sur l’avenue Foch, lieu de l’arrivée de la course, où hôtesses et responsables distribuaient des prospectus, des fleurs, des melons et autres boissons très appréciées du public venu en masse assister à l’arrivée de la course. « La présence de la caravane a eu un succès fou, signale Jean-Yves Sérèmes, à l’initiative du projet. Nous avons démontré notre savoir faire. Nos produits méritent d’être connus autrement que sur des salons et foires. Nous avons eu une affluence formidable, ce qui montre que notre visée était la bonne. »
Pour cette première participation en tant que partenaire, le Comité des îles de Guadeloupe a organisé de nombreuses animations autour du marathon et ses fleurs ont récompensé les vainqueurs de chaque catégorie. Une bonne visibilité dans une des courses les plus prisées dans le monde. Une équipe composée de coureurs locaux a par ailleurs bien défendu les couleurs de la Guadeloupe avec la bonne place de Patrice Thézénas en 03 h 05’ 26’’.

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