Le gros des renforts promis par le gouvernement est finalement arrivé hier matin par bateau, au terme de près de 12heures de traversée. Pompiers et militaires de la sécurité civile auront fort à faire tant les dégâts laissés par le passage d'Irma sont énormes. Quant aux gendarmes, ils essaient d'enrayer les scènes de pillage qui touchent pratiquement toute l'île. Reportage.
De notre envoyé spécial à Saint-Martin,
Boris COLOMBET
Ce qui frappe en arrivant à Saint-Martin
par la mer, c'est désormais l'absence de végétation. À la place des
palmiers ? Des étendues à perte de vue de terres donnant
l'impression d'avoir été ravagées par le feu.
Cette première vision de fin du monde,
c'est celle qui s'est offerte aux sapeurs-pompiers et membres de la
sécurité qui, au terme de près de 12 heures de bateau, sont enfin
parvenus à rejoindre l'île du Nord. Pris en charge par un autobus
aux vitres pulvérisées, ces secours ont immédiatement été déployés
sur le terrain. Le tout sous les applaudissements de touristes
américains faisant le pied de grue sur le port de Marigot, dans
l'attente d'être rapatriés.
Également présent dans l'enceinte portuaire
et disposant d'un véhicule presque en état après le passage du
cyclone, Paul Dinane, un Désiradien installé depuis 30ans à la Baie
Orientale, commente l'état d'esprit ambiant. En mettant en garde
les journalistes commençant à débarquer par cohortes : « Des
voitures ? Vous n'en trouverez pas à cause du manque d'essence et
des routes pas encore totalement praticables. Et si vous sortez du
port à pied, attention à vous avec tout votre matériel. »
Des cyclones, Paul en a connu. « J'ai vécu
Hugo et Luis. Mais là, Irma, c'était juste hors norme. Aujourd'hui
Saint-Martin est méconnaissable. Il n'y a plus de végétation, c'est
vrai. Mais ça, ça repousse toujours. Avec un cyclone, c'est ce qui
part et revient en premier. »
Édition spéciale : Rétro 2025
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