L'avenir électoral se dégage pour Gabriel Serville. En mars, le député avait été élu maire de Matoury avec quarante-cinq voix d'avance sur Jean-Pierre Théodore Roumillac. L'ancien maire pensait que ce faible écart suffirait à faire annuler le résultat. En vain. Hier, le tribunal a validé le résultat. Tour à tour, Jean-Pierre Roumillac a dénoncé l'installation d'une banderole à la permanence de son adversaire, celle d'une autre critiquant sa politique foncière, la manifestation des pompiers devant la mairie et l'achat de voix par Gabriel Serville. Les juges ont écarté tous les arguments. La banderole à la permanence de Gabriel Serville ? « Une irrégularité (au) caractère limité » qui n'a pas « altéré la sincérité du scrutin » . Celle sur le foncier ? « Gabriel Serville [...] n'est pas à l'origine de cette initiative ?[...] qui ne reflète qu'une simple manifestation d'humeur. » La manifestation des pompiers ? Les juges rappellent qu'il s'agissait d'une manifestation départementale, qui s'est déroulée devant toutes les mairies et qui n'était pas organisée par Gabriel Serville. L'achat de votes ? Ils en relèvent les « invraisemblances » , « déclarations contradictoires » , « témoignages peu circonstanciés » et « l'absence de preuve » . Un seul reproche est retenu. Il s'agit du fait que Sabrina Hight figurait en seconde position de la liste de Gabriel Serville pour la communauté d'agglomération, sur les bulletins présentés aux électeurs. Or, sur la liste déposée à la préfecture, il s'agissait d'Anne-Michèle Robinson. Les juges concluent qu'il s'agit d'une erreur. Ils ont annulé l'élection de Sabrina Hight à l'Agglo et ont désigné Anne-Michèle Robinson à sa place. Saint-Laurent : Viviès débouté
Il n'y aura pas de nouvelle élection à Saint-Laurent. Hier, le tribunal administratif a rejeté le recours de Robert Viviès. Le candidat* avait vu sa liste refusée par la préfecture : Mickle Papayo, 25e sur la liste, figurait déjà sur celle de Léon Bertrand qui l'avait déposée trois jours plus tôt. Le tribunal estime que la préfecture a eu raison : ce n'est pas parce que Mickle Papayo s'était engagé auprès de Robert Viviès qu'il n'avait pas le droit de changer d'avis et de rejoindre Léon Bertrand. Ensuite, si Robert Viviès n'avait pas attendu le dernier jour pour déposer sa liste, il aurait pu lui trouver un remplaçant.
* Marie-Josée Lalsie, secrétaire générale du PSG précise que Robert Viviès n'a pas été investi par le parti
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