[TOUR DE GUYANE] La chronique de Ti Jaré : le ramboutan n’était pas mûr
Retrouvez la chronique de Ti Jaré, commentant le Tour de Guyane, comme à son habitude ! Une histoire de ramboutan et de siro pié bèf...
Comme les fleurs d’Ebene emportées par le fort vent qui sévit sur le Tour de Guyane, le maillot jaune virevolte au fil de deux étapes. On avait cru que le tronçon vers Cacao, seule escapade vers l’Est Guyanais, aurait dégrèner la grappe du peloton avec un classement général serré comme les fruits de l’arbre.
Il n’en fut rien, et si quelques-uns furent bon au labourage des champs voisins, on assista au même scénario de la veille, ou dans les derniers hectomètres, les échappés furent repris.
Les ramboutans n’étaient pas mûrs, malgré un Dylan Will présent depuis le début de l’épreuve, et dont les représentants guyanais en attendent trop. « lévé kanmarad, lévé ». Et de préférence dans le grajé immortel sinnamarien, sinon nous serions obligés de demander à Malou, légende du coin, de nous préparer un sirop « pié bef ».
Le ramboutan elle s’y connaît moins, mais un coup de grajé en pleine fête patronale ferait du bien. Alors que la divinité de la Perfecta de la Martinique, qui anime la soirée d’aujourd’hui tombe sur la représentation locale.
Rien n’est joué, et dans cette course qui ressemble à du yoyo, et des sprints massifs, il serait bon d’être vigilants.
Oui Malou, préparé siro pié bef pou sé boug ya, yé ké bizoin pour poursuivre l’espoir qui ne peut reposer sur un seul homme. Il n’est pas surhomme !
Direction l’Ouest, pour une conquête victorieuse, hors des faubourgs urbains. Sinnamary nou ka rivé, et quoi de mieux qu’une victoire locale en pleine fête communale,? Alors oui, pimentade béf a bligé schouit. Mé fè vélo, a pa ralé chèz bò tab. Kanmarad pran kouraj, mé lévé. To ja valé ramboutan a .

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