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TOUR DE GUYANE 2026

Ricardo Racon : « Participer au Tour de Guyane est un rêve qui devient réalité »

Propos recueillis par Claude Innocent

À 18 ans, Ricardo Racon s’apprête à vivre l’un des plus grands moments de sa jeune carrière en prenant le départ de son premier Tour de Guyane. Licencié à l’USLM-Orange, le jeune coureur ne cache ni son enthousiasme ni ses ambitions

Que représente le Tour de Guyane pour vous ?

Depuis que je fais du vélo, j’ai toujours rêvé de participer au Tour de Guyane. C’est le summum ici. C’est la grande fête du cyclisme, celle qui rassemble le plus de monde au bord des routes. À cette occasion, nous côtoyons des personnes que nous n’avons pas l’habitude de voir lors des courses du dimanche.

Quels sont vos objectifs ?

Terminer cette édition serait déjà quelque chose de très positif pour moi, car je sais que le niveau sera élevé par rapport à ce que nous connaissons en Guyane. Dès la première étape, le rythme sera soutenu avec des équipes invitées qui ne viendront pas faire de la figuration.

Bien entendu, si je peux gagner une étape, je ne m’en priverai pas. J’essaierai de bien me classer au général et de me faire remarquer dans la course au maillot rose du meilleur jeune.

Y a-t-il des étapes que vous craignez en particulier ?

Surtout la première étape. Je sais qu’elle est toujours particulière. Tout peut s’y passer et le rythme sera très élevé. Tout le monde le sait, mais chaque année, de nombreux coureurs sont distancés et arrivent avec plus de cinq minutes de retard. Dès la première étape, on peut déjà perdre le Tour et revoir ses ambitions à la baisse.

En revanche, le contre-la-montre de la colline de Montabo ne m’effraie pas. Dans le final, il y a moins d’un kilomètre d’ascension et je me débrouille bien dans ce type d’effort.

Qui sont vos modèles dans le cyclisme ?

Depuis tout petit, sur le plan local, deux coureurs m’ont toujours impressionné : les frères Ringuet, Teddy, deuxième du Tour de Guyane en 2009, et Patrice, vainqueur en 2014.

Ce sont de véritables tacticiens qui ne rechignent jamais à l’effort. J’essaie de m’inspirer d’eux.

Sur le plan international, j’appréciais beaucoup le Slovaque Peter Sagan. C’était un champion exceptionnel, capable d’exceller dans tous les domaines. J’aimais aussi sa personnalité et ses célébrations pleines d’humour.

Recevez-vous des conseils de la part des anciens coureurs ?

Oui, régulièrement, y compris de coureurs appartenant à d’autres clubs.

Gilbert Daniel, l’ancien entraîneur de Sinnamary, m’encourage souvent, tout comme Lucien Buzaré, qui est toujours présent lorsque j’ai besoin d’un conseil.

Bien entendu, mon père, qui est aujourd’hui l’entraîneur du club, me guide au quotidien afin que je progresse dans la bonne direction.

Vous vous considérez comme quel genre de coureur ?

Je me débrouille un peu partout. Dans les parties vallonnées, je tire souvent mon épingle du jeu et je possède une bonne pointe de vitesse, même si je ne suis pas un véritable sprinteur.

Je me considère avant tout comme un rouleur. C’est dans ce domaine que je suis le plus à l’aise, notamment sur la route des Plages ou celle de la Comté.

Il doit y avoir des attentes vous concernant. Comment vivez-vous cela ?

Sincèrement, je le vis bien pour l’instant.

J’ai déjà participé à deux Tours de Martinique lorsque j’étais junior et je les ai terminés. Mais le Tour de Guyane est d’un tout autre niveau. Je sais que je dois rester concentré sur mes objectifs.

S’il y a une chose qui peut m’impressionner, c’est le niveau général de la course avec la présence de grosses équipes.

Le point de vue de Richard Racon

Président-entraîneur de l’USLM-Orange et père de Ricardo Racon

« Mon fils est avant tout un coureur d’équipe. S’il faut se sacrifier pour un coéquipier, il le fera sans la moindre hésitation. C’est dans sa personnalité.

C’est son premier Tour de Guyane et, pour moi, il vient avant tout pour apprendre. J’essaie de lui transmettre certaines valeurs, aussi bien dans le sport que dans la vie.

Je sais que ce ne sera pas facile pour lui. Sans lui mettre de pression, je lui demande simplement de terminer, si possible, ce Tour 2026.

C’est un coureur qui n’aime pas rester dans le peloton. S’il voit une opportunité de se montrer aux avant-postes ou même de participer à l’emballage final, soyez certains qu’il la saisira. »

 

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